Mayotte 2026 : Entre urgence sanitaire et reconstruction à pas de tortue
MAMOUDZOU – Un an après le passage dévastateur du cyclone Chido, l'île aux parfums navigue entre une vigilance sanitaire accrue due à l'émergence du virus Mpox et une impatience sociale grandissante face à une reconstruction qui peine à se concrétiser.
1. Santé : Le virus Mpox sous haute surveillance
Le bulletin de santé de ce 13 février 2026 est au cœur des préoccupations. L'Agence Régionale de Santé (ARS) a confirmé la présence de 9 cas de Mpox (clade 1b) sur le territoire. Si l'agence se veut rassurante en évoquant une situation « sous contrôle », la députée Estelle Youssouffa a vivement réagi, qualifiant la situation de « consternante » et pointant du doigt la vulnérabilité du système de santé local, déjà affaibli par des épisodes de paludisme importés des Comores voisines.
2. Justice et Social : Le monde judiciaire en colère
L'actualité est également marquée par un climat social électrique. Ce vendredi, les avocats de Mayotte boycottent les assises. Ils dénoncent des conditions d'exercice devenues impossibles et un manque de moyens criant pour faire face à la montée de la délinquance. Parallèlement, dans les casernes, le personnel du Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) menace d'exercer son droit de retrait pour protester contre le manque d'effectifs et de matériel, alors que l'île cherche désespérément à recruter des pompiers volontaires.
3. Économie et Infrastructures : Le défi du "Post-Chido"
Un an après l'adoption de la loi d'urgence de février 2025, le bilan de la reconstruction est amer pour les élus locaux.
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Finances : Sur les fonds promis par l'État, seule une infime partie a été réellement décaissée par les communes, bloquée par des lourdeurs administratives.
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Infrastructures : Une lueur d'espoir est apparue début février avec la réouverture de la rampe de Quai Ballou, après quatre mois de travaux. Ce soulagement pour les usagers de la barge ne cache toutefois pas la persistance des « tours d'eau » et des pannes récurrentes sur le réseau de distribution.
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Agriculture : Pour soutenir un secteur dévasté à 90 % par le cyclone, le dispositif « Mwana Crédits » a été lancé cette semaine en partenariat avec le Crédit Agricole pour offrir des solutions de financement aux exploitants sinistrés.
4. Environnement : Une terre qui gronde et s'inonde
La nature reste une menace constante. Pas plus tard que le 10 février, deux légers séismes ont été ressentis près de Koungou, rappelant l'activité sismique de la zone. En pleine saison des pluies, la situation dans les quartiers précaires reste dramatique : à Antanarivo et dans les hauteurs de Mamoudzou, des milliers de familles vivent « les pieds dans l'eau », illustrant l'échec relatif des politiques de lutte contre l'habitat insalubre après la catastrophe de 2024.
Mayotte : Entre vigilance météo et mutations sociales, le point sur l'actualité
L'île aux parfums traverse un début de mois de février marqué par des perturbations logistiques, une météo capricieuse et une évolution profonde du paysage migratoire. Entre la gestion du quotidien et les grands chantiers de modernisation, voici l'essentiel à retenir.
Le quotidien perturbé par le carburant et la météo
Les usagers de la route doivent s'armer de patience ce week-end. En raison d'un événement interne chez TotalEnergies, le service est fortement réduit dans les stations-services. Si les pompes automatiques restent fonctionnelles, seule la station de Combani assure un service complet. Une situation qui incite à la prudence pour ceux prévoyant de longs trajets.
Parallèlement, la Vigilance Jaune pour fortes pluies et orages reste de mise. Le ciel mahorais, instable, impose la prudence, notamment sur les axes routiers sujets aux glissements de terrain et pour les activités nautiques, alors que des rafales jusqu'à 60 km/h sont attendues sous les grains.
Un tournant dans la crise migratoire
Sur le front social, les statistiques révèlent un changement majeur. Pour la première fois de façon aussi marquée, les ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) sont devenus majoritaires parmi les primo-demandeurs d'asile sur l'île. Ce flux, dépassant désormais celui en provenance des Comores, témoigne de l'instabilité croissante en Afrique centrale et pose de nouveaux défis logistiques et humains aux autorités locales pour l'accueil et le traitement des dossiers.
Économie : Cap sur la modernisation
Malgré ces tensions, le Conseil Départemental maintient son cap pour 2026. L'année est présentée comme une étape charnière pour les infrastructures :
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Transports : Mise en service progressive des nouveaux réseaux de bus.
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Social : Revalorisation du plafond de la Sécurité Sociale à 3 022 €, signe d'un alignement progressif des droits sociaux.
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Urbanisme : Poursuite des livraisons des nouvelles gares maritimes pour fluidifier les échanges entre Grande et Petite Terre.
Note de la rédaction : La fin officielle des soldes d'hiver cette semaine marque également une transition pour le commerce local, qui se prépare désormais aux échéances de la mi-année dans un contexte de lutte persistante contre la vie chère.
🛑 Social : Bras de fer annoncé entre les enseignants et le Rectorat
Le climat se tend dans l’Éducation nationale. La FSU Mayotte a confirmé aujourd'hui le maintien de son appel à la grève pour ce mardi 3 février. Les syndicats dénoncent une dégradation continue des conditions d'enseignement et réclament une revalorisation concrète de l'Indemnité de Sujétion Géographique (ISG). Un grand rassemblement est attendu demain matin à Mamoudzou. Ce mouvement s'inscrit dans un contexte social déjà fragilisé par la mise en place récente du nouveau statut de Département-Région.
🗳️ Politique : L'émergence des « listes citoyennes » pour les Municipales
À quelques semaines du scrutin, le paysage politique mahorais connaît une mutation inédite. On observe une multiplication de listes indépendantes, sans étiquette partisane nationale. Ces collectifs locaux semblent gagner du terrain sur les partis traditionnels, en misant sur une communication de proximité et des enjeux ultra-locaux liés à la sécurité et à l'accès à l'eau.
💼 Économie : Coup d'envoi de la semaine de l'entrepreneuriat
L'ADIE Mayotte a officiellement lancé ce matin sa semaine dédiée à la création d'entreprise. Dans un contexte où le SMIC mahorais vient d'être réévalué à 9,33 €/heure, l'objectif est d'encourager l'auto-entreprenariat pour dynamiser l'économie locale. Des ateliers de conseil et de micro-crédit se tiendront partout sur l'île jusqu'au 7 février.
💃 Culture : La danse s'empare de la Petite-Terre
Le projet Transendanse entame aujourd'hui sa deuxième phase à Pamandzi. Durant deux semaines, des chorégraphes et des danseurs professionnels vont animer des ateliers ouverts au public. Cet événement vise à structurer la filière artistique locale et à offrir une vitrine aux talents émergents de l'archipel, tout en renforçant les liens culturels entre la Grande et la Petite-Terre.
🌍 Environnement : Un réveil sismique sans gravité
La terre a tremblé tôt ce matin. Deux secousses ont été enregistrées, dont une de magnitude 3.2 à 05h07 par le réseau de surveillance. Bien que le séisme ait été ressenti par de nombreux habitants de la zone urbaine, aucun dégât matériel n'est à déplorer. Les autorités appellent toutefois à la vigilance habituelle, le territoire restant dans une zone d'activité tectonique constante.
Mayotte : Entre mutation institutionnelle et défis sanitaires, le bilan de ce début d'année
MAMOUDZOU – Ce lundi 26 janvier 2026, l’île de Mayotte navigue entre les premiers pas de sa grande réforme administrative et une vigilance sanitaire accrue. Alors que le nouveau statut de « Département-Région » entre dans sa phase opérationnelle, les autorités lancent une enquête d'envergure sur la santé des jeunes.
Un nouveau visage administratif
Depuis le 1er janvier, Mayotte n’est plus seulement un département d’outre-mer. L’île a officiellement adopté le statut de Département-Région, une fusion de compétences visant à briser les lenteurs bureaucratiques qui freinaient jusqu’ici le développement local. Pour le conseil départemental, ce 26 janvier marque une étape clé dans l’harmonisation des services, alors que les premiers budgets sous cette nouvelle égide sont en cours de finalisation.
La jeunesse au cœur des préoccupations
L’Agence Régionale de Santé (ARS) a choisi cette date pour donner le coup d’envoi de la 2ème édition de l'étude "Santé des jeunes". Sept ans après le premier volet, cette enquête doit dresser un état des lieux précis des besoins physiques et psychologiques de la population mahoraise, dont plus de la moitié a moins de 18 ans.
Cette initiative intervient dans un contexte de tension sanitaire, l’ARS restant mobilisée face à l’épidémie de Mpox circulant dans la zone océan Indien, avec plusieurs cas déjà confirmés sur le territoire en ce début de mois.
Une économie en quête d'équilibre
Sur le plan social, le sujet de la vie chère reste brûlant, malgré la revalorisation du SMIC mahorais au 1er janvier. Fixé désormais à 1 414,05 € brut, il poursuit sa convergence vers le niveau hexagonal, une mesure censée soutenir le pouvoir d’achat alors que les stigmates du cyclone Chido pèsent encore sur les prix de certains produits locaux.
La sécurité aux frontières
Enfin, à l'occasion de la Journée internationale de la douane ce 26 janvier, les services de l'État ont réaffirmé leur priorité : le renforcement de la lutte contre les trafics illégaux. Le déploiement du système numérique DELTA IE doit permettre, à terme, une fluidification des échanges tout en verrouillant davantage les contrôles sur les importations.
Mayotte : Entre vigilance orange et mutations institutionnelles
MAMOUDZOU – En ce samedi 24 janvier 2026, l'actualité de l'archipel est dominée par une météo capricieuse, une étape historique dans son statut administratif et une vigilance sanitaire accrue face à l'épidémie de Mpox dans l'Océan Indien.
Alerte météo : L'archipel sous les eaux
La journée de samedi est placée sous le signe de la prudence. Météo-France a maintenu la vigilance orange pour fortes pluies et orages. Des précipitations intenses, caractéristiques de cette saison cyclonique, touchent l'ensemble du territoire, provoquant des ruissellements importants. Les autorités appellent à la plus grande vigilance, notamment lors des traversées de radiers et à proximité des zones montagneuses sujettes aux glissements de terrain.
Statut "Département-Région" : Les premiers pas d'une réforme
Trois semaines après la fusion officielle de ses compétences, Mayotte s'adapte à son nouveau statut de Département-Région. Cette simplification administrative, effective depuis le 1er janvier, commence à se traduire concrètement dans le quotidien des Mahorais.
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Convergence sociale : Le SMIC mahorais a franchi un nouveau palier ce mois-ci pour atteindre 9,33 € brut de l'heure, poursuivant son rattrapage vers le droit commun national.
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Soutien économique : Pour les entreprises encore fragilisées par les conséquences du cyclone Chido (fin 2024), le gouvernement vient de préciser les modalités d'abandon des dettes sociales. Les dossiers doivent être déposés avant le 31 janvier.
Santé : Le virus Mpox sous surveillance
Le secteur sanitaire reste en état d'alerte. Après la détection de cas à Madagascar et aux Comores, la surveillance s'est intensifiée à Mayotte pour freiner la propagation du virus Mpox. L’Agence Régionale de Santé (ARS) coordonne les dispositifs de dépistage aux frontières, alors qu'un cas a également été confirmé à La Réunion hier. Les professionnels de santé appellent la population à signaler tout symptôme suspect (éruptions cutanées, fièvre).
En bref
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Aérien : Des perturbations sont à noter suite au déroutement d'un vol Paris-Mayotte hier vers l'Italie pour des raisons techniques, soulignant une fois de plus la sensibilité des liaisons vers l'île.
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Consommation : Un rappel national de lait infantile Blédilait (1er âge) est en vigueur ce samedi. Les parents sont invités à vérifier leurs lots et à ne pas consommer le produit.
🌩️ MÉTÉO | Alerte Orange : Le ciel gronde sur le 101e département
Météo-France a déclenché ce samedi une vigilance orange pour « fortes pluies et orages ». Une zone de convergence active traverse l'île, apportant des conditions météorologiques dégradées qui devraient durer jusqu'à dimanche matin.
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À quoi s'attendre ? Des cumuls de pluie impressionnants, entre 80 et 110 mm en seulement 12 heures, accompagnés de rafales de vent atteignant 80 km/h.
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Risques : Après une semaine déjà humide, les sols sont saturés. Le risque de glissements de terrain et de crues subites est élevé. Les autorités appellent à la plus grande prudence sur les routes et à proximité des cours d'eau.
🏛️ INSTITUTIONS | Mayotte « Département-Région » : Un nouveau statut pour une nouvelle ère
Depuis le 1er janvier 2026, Mayotte a officiellement abandonné son statut transitoire pour devenir un Département-Région. Cette réforme, issue de la loi de programmation pour la refondation de l'île, vise à simplifier la gouvernance locale.
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Le changement majeur : Les compétences départementales et régionales sont désormais fusionnées au sein de l'Assemblée de Mayotte.
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Impact social : Ce nouveau statut s'accompagne d'une accélération de la convergence sociale. Le SMIC brut horaire a ainsi été revalorisé à 9,33 € (environ 1 414 € mensuels bruts), marquant une étape clé vers l'alignement avec les standards nationaux prévu d'ici 2031.
⚖️ JUSTICE | Scandale du SIEAM : Le procès s'ouvre à Paris
C'est un dossier lourd de symboles pour les Mahorais exaspérés par les crises de l'eau. Le procès du Syndicat Intercommunal des Eaux de Mayotte (SIEAM) s'est ouvert cette semaine devant la 32e chambre correctionnelle de Paris.
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Les faits : Douze prévenus sont jugés pour favoritisme, détournement de fonds publics et corruption entre 2014 et 2018.
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L'enjeu : Les débats doivent faire la lumière sur des marchés publics douteux et des pactes de corruption présumés (incluant des cadeaux de luxe en échange de contrats). Pour l'association Anticor, partie civile, ce procès doit établir les responsabilités dans la gestion défaillante des infrastructures hydrauliques de l'île.
🏥 SANTÉ | Mpox : La vigilance reste de mise
Après la confirmation d'un premier cas importé de Mpox (Variole B) le 8 janvier dernier en provenance de Madagascar, les autorités sanitaires maintiennent une surveillance étroite.
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État des lieux : Si aucun nouveau cas n'a été détecté sur l'île depuis, la confirmation récente de cas à La Réunion et aux Comores inquiète. L'ARS rappelle qu'en cas de fièvre ou d'éruption cutanée au retour d'un voyage, l'isolement et l'appel au 15 sont impératifs.
🛒 CONSOMMATION | Rappel urgent : Lait bébé Blédilait
Un rappel de produit critique concerne le lait Blédilait 1er âge (0-6 mois), boîte de 400g. Distribué largement dans la grande distribution et les pharmacies de l'île, ce lot fait l'objet d'une procédure de retrait par précaution. Si vous possédez ce produit, ne l'utilisez plus et rapportez-le en magasin pour remboursement.
Mayotte 2026 : Entre bascule institutionnelle, soif de justice et incertitudes budgétaires
MAMOUDZOU – En ce début d'année 2026, l'archipel de Mayotte traverse une période charnière. Alors que l'île vient de changer de statut administratif, elle est suspendue à l'ouverture d'un procès historique à Paris et aux arbitrages financiers de l'Assemblée nationale pour sa reconstruction.
Un nouveau statut pour une nouvelle ère
Depuis le 1er janvier 2026, Mayotte a officiellement abandonné son statut transitoire pour devenir un Département-Région. Cette réforme, issue de la loi de programmation du 11 août 2025, vise à simplifier la gouvernance locale et à accélérer le rattrapage du droit commun. Signe concret de cette évolution : le SMIC mahorais a bondi de 3,9 % au premier jour de l'année, atteignant désormais 1 414,05 € brut, poursuivant sa convergence vers les standards hexagonaux.
Le « Procès de l’eau » : l’heure des comptes à Paris
C'est l'événement judiciaire que tous les Mahorais scrutent avec gravité. Demain, lundi 19 janvier, s’ouvre au tribunal correctionnel de Paris le procès des anciennes dérives du Syndicat Mixte d’Eau et d’Assainissement de Mayotte (SMEAM).
Dix-sept personnes physiques, dont l'ancien président emblématique surnommé « Bavi », et quatorze entreprises comparaissent pour favoritisme, corruption et détournements de fonds publics entre 2014 et 2018. Dans un contexte où l'accès à l'eau potable reste un défi quotidien, ce procès est perçu sur l'île comme un test crucial pour la probité des élus locaux.
Reconstruction : le souffle court du budget 2026
L'ombre du cyclone Chido, qui a ravagé l'île fin 2024, plane toujours sur l'actualité. Si le plan « Mayotte Debout » promettait une refondation globale, les financements pour l'année 2026 piétinent à l'Assemblée nationale.
Les arbitrages budgétaires actuels font craindre un coup de frein aux grands chantiers, notamment la construction de la deuxième usine de dessalement et les logements durables. Le gouvernement n'exclut pas le recours au 49.3 pour débloquer ces fonds, alors que les députés de la commission des finances examinent le texte en nouvelle lecture ce week-end.
Séisme patronal : le Medef Mayotte radié
Sur le front économique, la sidération domine après la radiation officielle du Medef Mayotte par l'instance nationale le 15 janvier dernier. Accusée de graves manquements à la transparence financière, l'antenne locale perd le droit d'utiliser la marque patronale. Cette décision prive les entreprises mahoraises de leur principal relais de négociation nationale, au moment même où les chantiers de reconstruction exigent un patronat fort et structuré.
En bref : Si le ciel météo est dégagé avec l'éloignement de la tempête Dudzai, le ciel politique et judiciaire de Mayotte reste, lui, particulièrement chargé en ce début d'année.
Mayotte : Un an après Chido, la reconstruction passe par la terre et le toit
Alors que les stigmates du cyclone Chido restent visibles dans le paysage mahorais, l’année 2026 s’ouvre sous le signe d’une accélération massive des chantiers. Entre réhabilitation du parc social et sauvetage de l’agriculture locale, l’île tente de bâtir un modèle plus résilient.
Par la Rédaction — Le 17 janvier 2026
Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido fauchait Mayotte avec une violence inédite, laissant derrière lui un bilan officiel de 40 morts et des dégâts matériels se chiffrant en centaines de millions d'euros. Aujourd'hui, le département le plus pauvre de France est engagé dans une course contre la montre pour refermer ces plaies béantes.
Logement : Le pari ambitieux de la SIM
La Société Immobilière de Mayotte (SIM) est au cœur de cette bataille. Avec près de 50 % de son parc immobilier endommagé, le bailleur social a dû lancer un plan d'urgence sans précédent. Soutenue par une augmentation de capital de 10 millions d’euros de la part de CDC Habitat, la SIM a déjà mis en travaux plus de 1 100 logements.
L'objectif affiché pour 2026 est clair : livrer la totalité des logements réhabilités d'ici la fin de l'année. Plus qu'une simple remise en état, il s'agit d'une modernisation : toitures renforcées, structures para-cycloniques et mise aux normes environnementales. En parallèle, 390 logements neufs devraient sortir de terre cette année pour pallier une crise du logement aggravée par la catastrophe.
L’agriculture : Reconstruire l’autonomie par la base
Si les grues dominent le paysage urbain, c'est dans les champs que se joue une autre reconstruction, plus silencieuse mais tout aussi vitale. La production agricole avait été quasiment anéantie par les vents dépassant les 200 km/h.
Des organisations comme le Secours Catholique et le Secours Populaire ont pris le relais des premières aides d'État. « On recommence tout à zéro », confie un agriculteur de Dembéni. Grâce à des financements ciblés, des milliers de poussins ont été importés pour relancer les coopératives avicoles, tandis que des systèmes de forages et d'irrigation sont installés pour sécuriser les cultures maraîchères. L'enjeu est de taille : limiter l'envolée des prix alimentaires en restaurant une capacité de production locale, dans un contexte où 90 % de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté.
Un équilibre fragile
Malgré ces avancées, le chemin reste escarpé. Le "Plan Mayotte debout" et la stratégie quinquennale 2026-2031 visent à transformer cette reconstruction en une véritable refondation. Mais sur le terrain, entre la lenteur des versements des fonds promis par l'État et la reconstruction spontanée de certains bidonvilles, l'équilibre de l'île demeure précaire.
Le succès de cette année 2026 dépendra de la capacité des acteurs publics et associatifs à transformer l'aide d'urgence en un développement durable, capable de résister au prochain caprice du ciel.
Mayotte 2026 : Entre soif de justice et défi de la reconstruction
Un an après le passage dévastateur du cyclone Chido, l'archipel de Mayotte entame une année 2026 décisive. Entre l’ouverture d’un procès historique sur la gestion de l’eau à Paris et une accélération massive des chantiers de reconstruction, l’île tente de se forger un avenir plus stable malgré des menaces sanitaires persistantes.
Par la Rédaction — Le 17 janvier 2026
L’heure de vérité pour le « scandale de l’eau »
Ce lundi 17 janvier, tous les regards sont tournés vers le tribunal judiciaire de Paris. C'est ici que s'ouvre le procès des malversations financières liées à la distribution d'eau potable sur l'île. Soupçons de favoritisme et détournements de fonds publics au sein du syndicat des eaux (SMEAM) sont au cœur des débats. Pour les Mahorais, dont 29 % n'ont toujours pas d'accès direct à l'eau potable, ce procès doit répondre à une question simple : pourquoi les infrastructures ont-elles fait défaut malgré les budgets colossaux engagés ? L'État, de son côté, maintient son cap : un raccordement total de la population d'ici 2050.
Un chantier titanesque pour le logement et la terre
Sur le terrain, la cicatrice laissée par le cyclone Chido fin 2024 commence à se refermer, mais le travail reste immense. La Société Immobilière de Mayotte (SIM) a annoncé la relance de ses chantiers avec un objectif clair : réhabiliter les 50 % de son parc immobilier touché d'ici la fin de l'année 2026.
Parallèlement, la survie de l'île passe par ses champs. L'autonomie alimentaire ayant été balayée par les vents, des organisations comme le Secours Catholique financent en urgence des forages et des semis. L'enjeu est vital : restaurer une production locale pour freiner l'inflation galopante des produits frais importés.
Santé et météo : une vigilance de chaque instant
L'actualité est également marquée par une alerte sanitaire. L'Agence Régionale de Santé (ARS) a recensé une dizaine de nouveaux cas de chikungunya cette semaine. Des campagnes de démoustication intensives sont menées dans les quartiers pour éviter une épidémie d'envergure, alors que les services de soins sont déjà sous tension.
Enfin, en pleine saison des pluies, la préfecture multiplie les appels à la prudence. Avec des sols saturés et des ravines prêtes à déborder, le franchissement des radiers reste le danger principal pour les automobilistes. Entre la lutte contre les virus et la gestion des risques climatiques, les autorités appellent à une "vigilance absolue" pour protéger une population qui aspire, plus que tout, à la sécurité et à la dignité.
Article de presse : Mayotte 2026, entre pouvoir d'achat et reconquête touristique
Au 1er janvier 2026, Mayotte franchit une nouvelle étape de son intégration économique avec une hausse du SMIC supérieure à la moyenne nationale. Parallèlement, l’île déploie ses charmes naturels pour faire oublier les stigmates du cyclone Chido.
Par la Rédaction — Le 17 janvier 2026
Le soulagement est palpable dans les rayons des supermarchés de Mamoudzou. Depuis le 1er janvier, les salariés au SMIC ont vu leur rémunération progresser de 3,90 %. Une hausse indispensable pour compenser un coût de la vie qui, selon les dernières données de l'Insee, reste 10 à 15 % plus élevé qu'en métropole. Avec un salaire mensuel brut dépassant désormais les 1 400 €, la trajectoire de convergence vers le SMIC national se poursuit, apportant une bouffée d'oxygène aux familles mahoraises.
Mais l'économie de l'île ne peut reposer uniquement sur les transferts sociaux. Le secteur du tourisme, sinistré l'an passé, redresse la tête. L'image de désolation laissée par le cyclone Chido laisse place à une nature verdoyante qui reprend ses droits. Le symbole de ce renouveau ? La réouverture du sentier du Mont Choungui. Les randonneurs peuvent à nouveau grimper ses pentes abruptes pour contempler l'un des plus beaux lagons du monde.
"Nous ne voulons pas d'un tourisme de masse, mais d'un tourisme qui respecte notre biodiversité et profite directement aux habitants", explique un responsable du tourisme local. Cette stratégie de "tourisme durable" semble payer : les réservations pour la saison sèche (avril-novembre) sont en nette progression. Les opérateurs de croisières ont également confirmé leur retour, avec une dizaine d'escales prévues au port de Longoni ce semestre.
Entre la consolidation des revenus et la valorisation de son patrimoine naturel, Mayotte tente de transformer l'épreuve du cyclone en une opportunité pour bâtir un modèle de développement plus solide et plus attractif.
Mayotte : L’heure des comptes pour le « scandale de l’eau »
Alors qu’un procès historique s’ouvre ce lundi à Paris sur les malversations financières du syndicat des eaux, Mayotte tente toujours de sortir d’une crise hydrique chronique, exacerbée par les séquelles du cyclone Chido.
Par la Rédaction — Le 17 janvier 2026
Le tribunal judiciaire de Paris devient, pour les dix prochains jours, l’épicentre des espoirs et des colères de Mayotte. Ce 19 janvier 2026 marque l’ouverture du procès tant attendu des anciens dirigeants du Syndicat Mixte d’Eau et d’Assainissement de Mayotte (SMEAM). Au cœur des débats : des soupçons de favoritisme, de détournements de fonds publics et d’abus de biens sociaux portant sur plusieurs millions d’euros.
Un réseau à l’abandon, des fonds évaporés
Pour les Mahorais, ce procès n’est pas qu’une affaire comptable. C’est l’explication, en creux, de l’état désastreux d’un réseau qui fuit de toutes parts. "Pendant que l'argent public semblait prendre des chemins détournés, nos robinets restaient secs", s'indigne un membre du collectif "Mayotte a soif", présent à Paris pour l'ouverture de l'audience.
L'enquête, menée par le Parquet National Financier (PNF), pointe des marchés publics passés sans réelle concurrence entre 2014 et 2020. Déjà, en décembre dernier, deux entrepreneurs avaient choisi la voie de la reconnaissance préalable de culpabilité, écopant de 18 mois de prison avec sursis. La justice doit maintenant déterminer la responsabilité des "donneurs d'ordre".
Le « Plan Eau » face au défi du siècle
En parallèle de ce volet judiciaire, l'État tente de redresser une situation humanitaire précaire. Le "Plan Eau Mayotte", réaffirmé par les autorités, affiche une ambition démesurée : raccorder les 29 % de la population toujours privés d'eau potable. Mais l'horizon est lointain : 2050.
Sur le terrain, l'urgence est plus immédiate. Un an après le passage du cyclone Chido (décembre 2024), les infrastructures sont encore en convalescence. Si l’électricité a été rétablie partout, la sécurisation de la ressource en eau reste le point noir. Le gouvernement mise sur :
- La modernisation de l'usine de dessalement de Petite-Terre.
- La construction d'une seconde usine à Ironi Bé pour mettre fin aux "tours d'eau".
- Le plafonnement du prix de l'eau en bouteille, prolongé jusqu'en juin 2026 pour limiter l'inflation.
Une reconstruction sous haute tension
Malgré les lois d'urgence votées en 2025, la reconstruction peine à satisfaire une population à bout de nerfs. Entre la persistance des maladies vectorielles comme le chikungunya et une crise du logement social qui touche 40 000 habitations indignes, Mayotte joue sa cohésion sociale.
Le verdict du procès de Paris, attendu pour la fin du mois, sera un signal fort. Il dira si, après des années d'impunité perçue, la justice peut enfin couler aussi normalement que l'eau devrait le faire dans les foyers mahorais.
Mayotte 2026 : Le grand basculement institutionnel et social est lancé
Depuis le 1er janvier 2026, l’île aux parfums est entrée dans une nouvelle ère. Entre mutation institutionnelle inédite, accélération de la convergence sociale et renforcement des aides de proximité, Mayotte tente de tourner la page des crises pour bâtir son avenir.
MAMOUDZOU – Ce n’est pas seulement une nouvelle année qui commence à Mayotte, c'est une véritable refondation. Attendue depuis des décennies et concrétisée par la loi de programmation du 11 août 2025, la mutation du territoire en « Département-Région » est effective depuis quinze jours. Un changement de statut qui promet de simplifier la gouvernance pour répondre à l'urgence de la reconstruction, un an après le passage dévastateur du cyclone Chido.
Un statut unique pour une efficacité accrue
En devenant officiellement un Département-Région, Mayotte sort de son statut transitoire pour fusionner ses leviers d’action. L’objectif affiché par l'État est clair : gagner en agilité. Ce cadre juridique rénové permet une gestion directe et mieux coordonnée des compétences départementales (action sociale, collèges) et régionales (développement économique, lycées, transports publics). Cette réforme doit permettre d'accélérer les grands chantiers prioritaires, comme la modernisation des infrastructures de santé et la sécurisation de l'accès à l'eau potable.
Le SMIC franchit un palier historique
Sur le front social, la nouvelle est concrète pour des milliers de salariés. Au 1er janvier, le SMIC mahorais a connu une hausse significative de 3,90 %, contre 1,18 % dans l'Hexagone. Le salaire horaire brut s'établit désormais à 9,33 €, portant le salaire mensuel à environ 1 415,05 € (pour 35 heures).
Cette accélération s’inscrit dans la « trajectoire de convergence » fixée par la loi. En atteignant 87,5 % du niveau national, Mayotte réduit l'écart historique de pouvoir d'achat. L’objectif final reste l'égalité totale (100 %) à l'horizon 2031, une mesure soutenue par l'extension du dispositif d'exonération de cotisations patronales LODEOM pour préserver la compétitivité des entreprises locales.
La Protection Sociale en première ligne
Parallèlement, la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte (CSSM) monte en puissance. Le relèvement du plafond mensuel de la sécurité sociale à 3 022 € au 1er janvier 2026 permet une meilleure base de calcul pour les prestations et les retraites.
Mais c'est sur le terrain que l'effort se fait le plus sentir. La CSSM a lancé son appel à projets « Action Sociale 2026 » le 8 janvier dernier. Ce dispositif cible prioritairement le soutien à la petite enfance, l’accompagnement des seniors et l'accès aux droits pour les plus vulnérables. Pour les entreprises encore marquées par les séquelles économiques du cyclone, un décret récent (6 janvier 2026) vient de préciser les modalités d'abandon des dettes sociales, offrant ainsi une bouffée d'oxygène pour la reprise.
Si les défis restent immenses, notamment en matière de logement et de lutte contre l'insécurité, ce début d’année 2026 pose les jalons d'une Mayotte qui se veut plus forte, plus intégrée et résolument tournée vers le droit commun.
SOUHAITEZ-VOUS QUE JE DÉVELOPPE UN AUTRE ASPECT ?
- Les détails sur les exonérations de charges pour les entreprises ?
- Le calendrier des prochaines étapes de la loi de programmation ?
- Un focus sur les projets d'infrastructures prévus en 2026 ?
Mayotte : Entre cicatrices climatiques et vigilance sanitaire
Un an après le passage dévastateur du cyclone Chido, Mayotte panse encore ses plaies. Si la vie reprend son cours, l'impatience grandit face aux chantiers de reconstruction, tandis qu'une nouvelle alerte sanitaire impose la prudence.
MAMOUDZOU – Le paysage mahorais porte encore les stigmates de décembre 2024. Un an après le passage du cyclone Chido, suivi de près par la tempête Dikeledi, l'île reste un vaste chantier à ciel ouvert. Si les services de l'État et les collectivités locales ont réussi le tour de force de rétablir les infrastructures vitales — routes principales, réseaux d'eau et électricité — la phase de reconstruction définitive s'avère plus complexe que prévu.
L'urgence du relogement face à l'impatience sociale
Sur le terrain, le sentiment est contrasté. Dans plusieurs communes, des familles vivent toujours dans des solutions d'hébergement temporaires ou des habitations de fortune consolidées à la hâte.
- Le défi du foncier : La lenteur des projets de relogement définitif cristallise les tensions. Les autorités pointent du doigt la complexité des études de sol post-intempéries et les difficultés d'approvisionnement en matériaux de construction.
- Une population à bout : « On nous avait promis du solide pour la saison des pluies suivante, mais nous sommes encore dans l'attente », témoigne un habitant de Majicavo. Cette impatience sociale est au cœur des préoccupations de la nouvelle collectivité Département-Région, qui a fait de la résilience de l'habitat sa priorité pour 2026.
Santé : Le retour de la vigilance Mpox
À cette situation matérielle précaire s'ajoute une préoccupation sanitaire. La détection récente d'un cas de variole du singe (Mpox) sur le territoire a mis les autorités de santé en état d'alerte.
L'Agence de Santé (ARS) de Mayotte a immédiatement réagi en renforçant les protocoles de détection dans les centres de soins et aux points d'entrée de l'île. L'objectif est double :
- Contenir la propagation : Isoler rapidement les cas suspects et tracer les contacts.
- Éviter la panique : Les autorités appellent au calme, rappelant que les dispositifs de prise en charge sont opérationnels et que la situation est, pour l'heure, maîtrisée.
Un système de soin sous pression
Cette alerte intervient alors que le système de santé mahorais est déjà fortement mobilisé par les conséquences indirectes du cyclone (risques liés à l'eau stagnante, leptospirose). Le renforcement des capacités de diagnostic est présenté comme une priorité absolue pour éviter une double crise — matérielle et sanitaire — en ce début d'année 2026.
Note de santé publique : Le Mpox se transmet par contact étroit avec une personne infectée. En cas de symptômes (fièvre, éruptions cutanées), il est recommandé de contacter le 15 ou son médecin traitant avant de se déplacer.
SOUHAITEZ-VOUS QUE JE PRÉCISE UN ÉLÉMENT ?
- Les zones géographiques les plus touchées par les retards de reconstruction ?
- Le détail des mesures de prévention mises en place par l'ARS ?
- L'avancée spécifique des travaux sur le réseau de distribution d'eau ?
Mayotte 2026 : Entre refondation institutionnelle et défis du quotidien
En ce milieu de janvier 2026, l’île aux parfums vit un tournant historique. Alors que le nouveau statut de « Département-Région » entre en vigueur, le territoire doit composer avec les cicatrices du cyclone Chido, une vigilance sanitaire accrue et une actualité judiciaire sous haute tension.
MAMOUDZOU – Mayotte ne se contente pas de changer d'année ; elle change de visage. Depuis le 1er janvier, la loi de programmation pour la refondation est officiellement entrée dans sa phase active. Ce nouveau statut de Département-Région vise à simplifier la gouvernance locale pour accélérer la convergence avec le droit commun et répondre plus efficacement aux besoins d'une population en attente de changement.
Un pouvoir d'achat en nette progression
Sur le front social, la transformation est déjà visible sur les fiches de paie. Le SMIC mahorais a franchi un nouveau palier au 1er janvier, s'établissant à 9,33 € brut de l'heure (soit environ 1 415 € mensuels). Cette hausse porte le salaire minimum à 87,5 % du niveau national, poursuivant une trajectoire qui doit mener à l'égalité totale d'ici 2031. Parallèlement, la Sécurité sociale renforce son action avec un plafond mensuel relevé à 3 022 € et le lancement du plan « Action Sociale 2026 » pour soutenir les projets de proximité.
Reconstruction et Santé : Des priorités vitales
Pourtant, l'enthousiasme institutionnel se heurte à la réalité du terrain. Un an après le passage dévastateur du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi, l'île est toujours un vaste chantier. Si les infrastructures essentielles (eau, électricité, routes) ont été rétablies, l'impatience grandit dans les quartiers où le relogement définitif tarde à se concrétiser.
À cette pression matérielle s'ajoute une préoccupation sanitaire. L'Agence de Santé (ARS) a récemment confirmé la détection d'un cas de variole du singe (Mpox). Bien que les autorités appellent au calme, les protocoles de détection aux frontières et dans les centres de soins ont été renforcés pour contenir tout risque de propagation.
Une actualité judiciaire et sécuritaire chargée
L'ordre public reste également au cœur des débats. Le climat sécuritaire demeure fragile, comme en témoigne la tentative d'agression visant le Préfet en début de mois, un acte qui a suscité une vive émotion.
Enfin, les regards se tournent vers l'Hexagone : le lundi 19 janvier s'ouvrira à Paris le procès tant attendu de la gestion du Syndicat des Eaux. Impliquant plusieurs personnalités locales pour des faits présumés de favoritisme et de détournements, ce procès est perçu par beaucoup comme une étape indispensable pour restaurer la confiance dans la gestion des ressources vitales de l'île.
En bref : Les chiffres de la semaine
- SMIC horaire : 9,33 € brut.
- Météo : Chaleur tropicale (jusqu'à 34°C) avec des averses orageuses localisées.
- Justice : Plus de 20 prévenus attendus à la barre pour l'affaire du Syndicat des Eaux.
SOUHAITEZ-VOUS QUE JE DÉVELOPPE UN POINT PARTICULIER ?
- Les détails sur les nouvelles aides au logement post-cyclone ?
- Une analyse sur les conséquences concrètes du nouveau statut de Département-Région ?
- Le calendrier précis des audiences du procès du Syndicat des Eaux ?
Mayotte 2026 : Entre urgence sécuritaire et défi de la précarité
MAMOUDZOU – En ce début d’année 2026, le 101e département français reste plongé dans une crise profonde. Alors que les violences urbaines et les tensions migratoires continuent de saturer le débat public, les chiffres alarmants de la pauvreté rappellent l’urgence d’une action sociale structurelle.
Un climat social sous haute tension
Le calme peine à revenir dans les quartiers de Mayotte. Les premières semaines de 2026 sont marquées par la persistance de violences urbaines, souvent portées par des rivalités entre bandes de jeunes, qui paralysent régulièrement les axes routiers de l'île. Au cœur de ces affrontements, la question migratoire demeure une plaie ouverte.
Malgré les opérations de démantèlement de l'habitat insalubre et le renforcement des contrôles en mer, le sentiment d’insécurité reste la préoccupation majeure des Mahorais. Les tensions sont exacerbées par une pression démographique inédite, alimentée par des flux migratoires qui saturent des services publics (santé, éducation) déjà à bout de souffle.
77 % de pauvreté : l'enfance en première ligne
Le dernier rapport de l'UNICEF dresse un constat sans appel : 77 % de la population mahoraise vit toujours sous le seuil de pauvreté. Dans ce territoire où la moitié des habitants a moins de 18 ans, ce sont les enfants qui paient le prix fort. Entre difficultés de scolarisation et accès précaire à l'eau potable, la fracture sociale ne cesse de se creuser par rapport à l'Hexagone.
La CSSM lance une offensive sociale pour 2026
Face à ce "naufrage social", la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte (CSSM) passe à l'offensive. Elle vient de publier ses nouveaux appels à projets pour l'année 2026. L'objectif est clair : soutenir les structures locales et les associations qui œuvrent auprès des populations les plus précaires.
Les axes prioritaires de cette année incluent :
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L’accompagnement de la petite enfance et de la parentalité pour briser le cycle de l'exclusion.
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L’accès aux droits pour lutter contre le non-recours aux aides sociales, encore trop fréquent.
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Le soutien aux retraités et aux personnes en situation de handicap, souvent invisibilisés dans la crise actuelle.
Quel avenir pour l'archipel ?
L'enjeu pour 2026 sera de transformer ces aides financières en changements concrets sur le terrain. Alors que l'État discute de réformes législatives d'envergure pour l'archipel, la réussite des projets de la CSSM sera un indicateur clé : peut-on apaiser Mayotte sans d'abord sortir sa population de l'extrême précarité ?
Océan Indien : Le cyclone Dudzai sous surveillance, Mayotte reste hors de danger
MAMOUDZOU – Alors que la saison cyclonique 2025-2026 bat son plein dans le sud-ouest de l’océan Indien, le système dépressionnaire Dudzai continue sa course loin des côtes. Si aucune menace directe ne pèse sur Mayotte pour le moment, la vigilance reste de mise dans une région encore marquée par les traumatismes climatiques passés.
Par la Rédaction | Mercredi 14 janvier 2026
Un géant compact au milieu de l'océan
Actuellement positionné à environ 3 500 km à l'est-sud-est de Mayotte, le cyclone tropical Dudzai fait l'objet d'un suivi rigoureux par le Centre Météorologique Régional Spécialisé (CMRS) de La Réunion. Après avoir atteint brièvement le stade de cyclone tropical intense en début de semaine, le système présente aujourd'hui des vents moyens de 120 km/h, avec des rafales atteignant 165 km/h.
Dudzai se distingue par sa structure particulièrement compacte : un cœur de convection étroit qui le rend très réactif aux variations de son environnement. Bien qu'il se déplace lentement vers l'ouest, les prévisions indiquent un affaiblissement progressif dans les jours à venir.
Aucune alerte pour Mayotte et les Mascareignes
Pour les habitants de l'île aux parfums, la nouvelle est rassurante : aucune influence directe n'est attendue sur le territoire au cours des cinq prochains jours. Météo-France confirme qu'aucune alerte cyclonique n'est en vigueur, ni pour Mayotte, ni pour La Réunion. Les trajectoires actuelles orientent le phénomène vers des zones inhabitées, bien qu'un passage au large de Rodrigues reste sous surveillance.
Une saison 2025-2026 sous haute tension
Malgré l'absence de danger immédiat, l'inquiétude demeure latente. Les experts prévoient une saison particulièrement active avec un total de 9 à 14 systèmes nommés, dont six pourraient atteindre le stade de cyclone.
Ce contexte rappelle la vulnérabilité de l'archipel, un an après le passage dévastateur du cyclone Chido en décembre 2024. Ce dernier avait laissé des traces indélébiles, endommageant plus de la moitié des habitations et aggravant une situation sociale déjà précaire. Dans ce cadre, les autorités rappellent l'importance de suivre les bulletins officiels et de ne pas céder aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux.
L'essentiel en chiffres :
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Position : 3 500 km de Mayotte.
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Intensité : Cyclone tropical (vents à 120 km/h).
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Menace : Nulle pour les terres habitées à court terme.
L'actualité à Mayotte en ce début d'année 2026 est marquée par les efforts de reconstruction post-cyclonique, une vigilance sanitaire accrue et des évolutions sociales importantes.
Voici les points essentiels à retenir au 12 janvier 2026 :
🏥 Santé : Premier cas de Mpox identifié
L'Agence Régionale de Santé (ARS) a confirmé début janvier le premier cas importé de Mpox (variole du singe) sur le territoire. Le patient, en provenance de Madagascar (où l'épidémie progresse avec plus de 170 cas suspects), a été pris en charge au Centre Hospitalier de Mayotte. Les autorités appellent à la vigilance, bien qu'aucune chaîne de transmission locale n'ait été détectée pour le moment.
🌪️ Météo et Risques : Prévention et Reconstruction
- Alerte Inondations : Une campagne de sensibilisation sur les "pluies intenses et inondations" a été lancée ce lundi 12 janvier. Elle vise à instaurer les bons réflexes face aux montées soudaines des eaux, fréquentes en cette période de mousson.
- Suivi Cyclonique : Alors que le système tropical Dudzai s'intensifie dans l'océan Indien, les prévisions actuelles indiquent qu'il ne devrait pas menacer Mayotte dans les prochains jours.
- Séquelles de Chido : L'île reste profondément marquée par le passage dévastateur du cyclone Chido (fin 2024). La reconstruction des infrastructures et le relogement des sinistrés restent la priorité absolue du gouvernement et des autorités locales pour 2026.
💼 Social et Économie : Changements au 1er Janvier
Plusieurs mesures sont entrées en vigueur au début du mois :
- Revalorisation du SMIC : Comme au niveau national, le salaire minimum a été ajusté au 1er janvier 2026.
- Plafond de la Sécurité Sociale : Le montant mensuel spécifique à Mayotte a été officiellement corrigé et fixé à 3 022 € pour l'année 2026.
- Prix de l'eau : Le gel des prix de l'eau potable est prolongé jusqu'à l'été 2026 pour soutenir les ménages.
⚖️ Société et Sécurité
- Tensions à Tsoundzou : Des tensions persistent autour de la réinstallation de campements de fortune après des opérations de démantèlement, alimentant les débats sur l'habitat insalubre et l'immigration.
- Justice : L'actualité judiciaire est marquée par des procès liés aux violences urbaines, avec des témoignages d'officiers de police soulignant la difficulté des interventions sur le terrain.
Recensement : un sursis de deux semaines pour compter Mayotte
Initialement prévue pour s’achever le 10 janvier, l’opération de recensement national est prolongée jusqu’à la mi-janvier. Ce délai supplémentaire accordé par l’Insee doit permettre de pallier d’importants retards, notamment dans les grandes agglomérations, afin d'obtenir une photographie fidèle de la population après le cyclone Chido.
Par la Rédaction
La course contre la montre continue pour les agents recenseurs. Lancée fin novembre 2025, la grande enquête de l’Insee ne rendra pas ses conclusions tout de suite. L’institut a officiellement annoncé une prolongation d’une à deux semaines de l’opération, repoussant l'échéance finale à la mi-janvier 2026.
14 communes sur 17 à la traîne
Cette décision n'est pas une surprise pour les observateurs de terrain. Sur les 17 communes que compte le département, 14 accusent des retards significatifs. La situation est particulièrement scrutée à Mamoudzou et Koungou, les deux poumons démographiques de l’île, où la collecte des données s'avère plus complexe que prévu.
Difficultés d’accès, organisation logistique ou indisponibilité des ménages : les causes sont multiples, mais l'objectif reste le même : ne laisser personne de côté.
L’ombre du cyclone Chido
L’enjeu de cette mission est historique. Il s’agit du premier recensement exhaustif (où chaque habitant est compté individuellement) depuis 2017. Entre-temps, le territoire a été profondément marqué par le passage dévastateur du cyclone Chido fin 2024.
Le cyclone n’a pas seulement détruit des habitations ; il a provoqué d'importants mouvements de population et modifié la structure de certains quartiers. Pour l'État et les collectivités, disposer de chiffres précis est une nécessité absolue pour :
- Réévaluer les besoins en logements et en infrastructures de santé.
- Ajuster les dotations financières des communes.
- Planifier la reconstruction post-cyclone sur des bases réelles.
"Chaque réponse compte"
Les autorités rappellent que la participation au recensement est une obligation civique, mais surtout un outil de développement pour l'île. Les agents recenseurs, munis de leur carte officielle, continueront donc de sillonner les quartiers jusqu'à la semaine prochaine.
Les habitants n'ayant pas encore été visités sont invités à se faire connaître auprès de leur mairie ou à répondre via le questionnaire en ligne si les codes leur ont déjà été transmis.
Santé à Mayotte : Entre vigilance face au Mpox et séquelles des épidémies de 2025
LE JOURNAL DE L'ÎLE – En ce début d'année 2026, les autorités sanitaires de Mayotte sont sur le qui-vive. Si le territoire panse encore ses plaies après une année 2025 marquée par le Chikungunya, l'apparition d'un premier cas de Mpox (variole du singe) vient fragiliser un équilibre déjà précaire.
L'ombre du Mpox plane sur l'archipel
L’annonce est tombée ce jeudi 8 janvier 2026 : un premier cas de Mpox a été officiellement détecté sur le territoire mahorais. Le patient, en provenance de Madagascar, a été rapidement pris en charge. Cette détection déclenche une alerte immédiate de l’Agence Régionale de Santé (ARS), qui craint une propagation rapide via les flux migratoires et les échanges commerciaux dans le canal du Mozambique.
« Nous appelons à une vigilance absolue, en particulier pour les personnes revenant de la région de Mahajanga », précise la direction de l'ARS. Les autorités insistent sur l'importance de l'isolement dès l'apparition de fièvre ou d'éruptions cutanées.
Un système de soin sous tension après le Chikungunya
L'arrivée de ce nouveau virus survient alors que les structures hospitalières peinent à se remettre d'une année 2025 éprouvante. Avec plus de 1 200 cas de Chikungunya recensés l'an dernier, la population reste marquée par cette vague épidémique. Bien que la courbe de contamination fléchisse, la surveillance des maladies vectorielles (moustiques) reste une priorité absolue, d'autant que des cas autochtones de paludisme continuent d'apparaître ponctuellement.
Eau et hygiène : le combat permanent
Sur le front des maladies liées à l'environnement, le bilan reste préoccupant. L'hépatite A a atteint des sommets historiques l'année dernière. Les infrastructures de distribution d'eau, endommagées fin 2024 par le cyclone Chido, ne sont pas encore totalement stabilisées dans certains quartiers, favorisant la persistance des risques sanitaires.
Face à la crise, la réponse s'organise
Malgré ce tableau complexe, la réponse sanitaire s'intensifie. Les centres de Protection Maternelle et Infantique (PMI) ont renforcé leurs stocks de vaccins et les campagnes de sensibilisation à l'hygiène se multiplient dans les communes.
Rappel utile : Pour toute suspicion de Mpox ou symptôme inquiétant, ne vous rendez pas directement aux urgences. Contactez le 15 (SAMU) pour une régulation médicale.
Drame au centre pénitentiaire de Majicavo : un détenu de 23 ans retrouvé sans vie
Le centre pénitentiaire de Majicavo, à Mayotte, est à nouveau endeuillé. Ce mercredi 7 janvier, un jeune homme de 23 ans a été retrouvé mort dans sa cellule. Les premières constatations évoquent un arrêt cardiaque.
C'est une découverte macabre qui a secoué l'établissement pénitentiaire tôt ce mercredi matin. Lors de la ronde, le corps inanimé d’un jeune détenu de 23 ans a été découvert par le personnel de surveillance. Malgré l’intervention rapide des secours, le décès a été constaté sur place.
Un arrêt cardiaque suspecté
Selon les premiers éléments d’information, la piste d'un arrêt cardio-respiratoire est privilégiée. Toutefois, à ce stade, les circonstances exactes entourant ce décès soudain restent à éclaircir. Comme le veut la procédure en milieu carcéral pour toute mort dont la cause n'est pas évidente, une enquête a été ouverte. Une autopsie devrait être pratiquée dans les prochains jours pour confirmer l’origine naturelle ou non du décès.
Un climat de tension persistant
Ce nouveau drame survient dans un contexte de forte pression pour le centre de Majicavo, régulièrement pointé du doigt pour sa surpopulation chronique. Bien que le lien entre les conditions de détention et ce décès ne soit pas établi, l'événement relance le débat sur le suivi médical des détenus et la gestion de l'urgence sanitaire au sein de la seule prison de l'île de Mayotte.
L'administration pénitentiaire n'a pas encore communiqué officiellement sur l'identité de la victime ou sur d'éventuels incidents signalés avant le drame.
Entreprises : Le « bol d’air » de la LODEOM arrive le 1er juillet
C’est la date cochée sur tous les calendriers des chefs d’entreprise mahorais. En application de la loi de Refondation de 2025, Mayotte bascule ce 1er juillet 2026 dans le régime des exonérations de charges « LODEOM ». Un changement de braquet fiscal destiné à protéger l’emploi local face à la hausse rapide des salaires.
MAMOUDZOU – Après l'augmentation historique du SMIC au 1er janvier dernier, le second volet du "pacte de compétitivité" mahorais entre en vigueur. Dès ce 1er juillet, les entreprises de l'archipel quittent le régime spécifique local pour intégrer le dispositif de la Loi pour le Développement Économique des Outre-Mer (LODEOM). Cette accélération du calendrier, actée lors du dernier budget de la Sécurité sociale, vise à compenser immédiatement le renchérissement du coût du travail.
Une exonération totale sur les bas salaires
Le dispositif est massif : pour la grande majorité des secteurs (BTP, commerce, industrie), les cotisations patronales de sécurité sociale sont désormais totalement supprimées pour tous les salaires allant jusqu'à 1,4 fois le SMIC. Au-delà, l'allègement devient dégressif pour s'éteindre à 3 SMIC.
Pour une TPE de Mamoudzou, l'économie est substantielle. « C'est la fin d'une injustice historique », se réjouit un représentant des organisations patronales. « Nous étions le seul département d'outre-mer à ne pas bénéficier de ce bouclier social alors même que nos coûts d'exploitation explosent. »
Un nouveau souffle pour la trésorerie
Contrairement au Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE), qui obligeait les entreprises à avancer les fonds pour n'être remboursées que l'année suivante, la LODEOM agit en temps réel. L'exonération est appliquée directement sur le bulletin de paie chaque mois.
- Transition 2026-2027 : Le CICE mahorais reste actif pour les salaires versés en 2025 et début 2026, mais il sera définitivement abrogé au 1er janvier 2027.
- L'enjeu : Ce gain de trésorerie immédiat doit permettre aux entreprises de maintenir leurs capacités d'investissement, essentielles pour la reconstruction post-cyclone.
La contrepartie : L'exigence de la "Refondation"
Ce coup de pouce fiscal n'est pas sans conditions. Dans le cadre de la Zone Franche Globale active depuis 2025, les entreprises bénéficiant de ces aides sont étroitement surveillées sur leurs engagements en faveur de l'emploi local et de la formation des jeunes Mahorais.
L'État, qui finance cette mesure à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros par an, espère ainsi stabiliser le tissu économique avant le prochain palier de convergence du SMIC prévu pour 2027. À Mayotte, le mois de juillet 2026 marque ainsi la fin d'un modèle économique fondé sur les bas salaires pour entrer de plain-pied dans celui du droit commun ultramarin.
Santé : Une "révolution Vitale" pour les jeunes Mahorais ce mois-ci
C’est une étape historique pour l’autonomie des jeunes à Mayotte. Dès ce mois de février 2026, les mineurs de plus de 16 ans accèdent à la Protection Universelle Maladie (PUMA) à titre individuel. Une mesure phare de la loi de Refondation qui bouscule les habitudes de soins sur l’île.
MAMOUDZOU – Un nouveau cap est franchi dans l'alignement des droits sociaux à Mayotte. Après la revalorisation du SMIC en janvier, le calendrier de la loi de programmation du 11 août 2025 s'attaque désormais au chantier de la santé des jeunes. Depuis le 1er février, tout résident de plus de 16 ans en situation régulière dispose désormais de son propre "droit à la santé", indépendamment de celui de ses parents.
L’autonomie médicale au bout des doigts
Jusqu'à présent, un lycéen de Mamoudzou ou de Chirongui restait un "ayant droit" rattaché au dossier de ses parents jusqu'à sa majorité. Ce système, souvent complexe en cas de familles nombreuses ou de changements de situation, appartient désormais au passé.
Grâce à la généralisation de la PUMA, ces jeunes reçoivent leur propre numéro de sécurité sociale et, progressivement, leur première carte Vitale personnelle. « C’est une reconnaissance de leur statut de citoyen en devenir », explique un cadre de la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte (CSSM). « Cela simplifie les démarches en pharmacie et chez le médecin, mais cela garantit surtout une continuité des soins sans rupture administrative. »
Secret médical et prévention renforcée
Au-delà de la gestion administrative, cette réforme est un outil de santé publique majeur. En devenant assurés à titre personnel, les mineurs de 16 ans et plus bénéficient désormais de la confidentialité de leurs soins.
Cette autonomie est cruciale pour faciliter l'accès :
- Aux services de santé mentale et de psychologie.
- Aux consultations liées à la santé sexuelle et à la contraception.
- Aux bilans de prévention "Génération Santé" instaurés par le gouvernement.
Un système de santé en pleine mutation
Cette "individualisation" des droits intervient alors que l'offre de soins sur l'île se transforme. Le déploiement de la PUMA pour les jeunes accompagne le lancement des travaux du futur hôpital de Combani et le renforcement des centres de santé de proximité.
Pour les autorités, l'enjeu est de taille : en habituant les jeunes à un parcours de soins régulier et autonome, l'État espère réduire, à terme, le recours systématique aux urgences hospitalières pour des pathologies qui relèvent de la médecine de ville. À Mayotte, la "Refondation" passe désormais par le portefeuille, mais aussi par la santé de sa jeunesse.
Mayotte : La naissance du « Département-Région » pour briser l’inertie
C’est le dernier pilier de la loi du 11 août 2025. En ce début d’année 2026, Mayotte achève sa mutation institutionnelle en devenant officiellement un « Département-Région ». Derrière ce changement de nom se cache une réforme profonde visant à donner à l'élu local les moyens d'une action plus rapide et plus efficace.
MAMOUDZOU – Un an après le passage du cyclone Chido, Mayotte ne se reconstruit pas seulement avec du béton, mais aussi avec de nouvelles institutions. En 2026, le paysage politique mahorais entre dans une ère de simplification administrative inédite. En devenant une collectivité unique régie par l'article 73 de la Constitution, l'île fusionne définitivement les compétences départementales et régionales sous une seule bannière : le Département-Région de Mayotte.
Une gouvernance musclée pour des chantiers hors normes
L'objectif de cette réforme institutionnelle est de mettre fin aux mille-feuilles administratifs qui freinaient jusqu'ici les grands projets.
- L'Assemblée de Mayotte : Elle concentre désormais tous les leviers pour piloter le plan de 4 milliards d'euros d'investissements. Qu'il s'agisse de construire le second hôpital à Combani ou de gérer le réseau d'eau, une seule assemblée décide.
- Le CESECEM : Un nouveau conseil consultatif (Conseil économique, social, environnemental, de la culture et de l'éducation de Mayotte) a été installé en ce début d'année pour éclairer les décisions de l'Assemblée, intégrant mieux la société civile et les forces syndicales dans la stratégie de développement.
Un nouveau mode d'élection pour plus de stabilité
Pour accompagner ce statut, le mode de scrutin a été réformé en s'inspirant des modèles guyanais et martiniquais. L'enjeu est de dégager des majorités stables capables de porter des projets sur le long terme (2025-2031). Cette modernisation permet également aux conseillers de l'Assemblée de Mayotte de peser davantage sur la scène nationale, notamment en intégrant la liste des grands électeurs pouvant parrainer les candidats à l'élection présidentielle.
L'État reste le garant du calendrier
Si la collectivité gagne en clarté, l'État renforce son rôle de superviseur. La loi de Refondation a instauré un comité de suivi permanent, composé de parlementaires et d'élus locaux, chargé de vérifier que chaque euro des 4 milliards promis est bien dépensé. Un rapport annuel de programmation doit être remis au Parlement avant chaque fin d'année, garantissant que les promesses de 2025 ne restent pas lettre morte en 2026.
« Nous avons changé le moteur du navire Mayotte », explique un observateur de la vie politique locale. « Le statut de Département-Région, c'est l'outil qui doit nous permettre de naviguer plus vite vers le droit commun. »
Mayotte : Le SMIC fait un bond historique en ce 1er janvier
C’est une étape symbolique et sociale majeure. En application de la loi de Refondation de 2025, le salaire minimum à Mayotte atteint désormais 87,5 % du niveau national. Un rattrapage accéléré qui vise à soutenir le pouvoir d'achat tout en transformant l'économie locale.
MAMOUDZOU – Les fiches de paie de janvier 2026 marquent un tournant pour les milliers de salariés mahorais au salaire minimum. Depuis le 1er janvier, le SMIC brut horaire sur l’île est passé à 9,33 €, contre 8,98 € l'année précédente. Cette hausse de 3,90 % est nettement supérieure à celle appliquée dans l’Hexagone (+1,18 %), illustrant la volonté de l'État de réduire l'écart historique entre l'archipel et le reste du pays.
Un calendrier de convergence "marche après marche"
Cette revalorisation n'est pas un ajustement classique lié à l'inflation. Elle découle directement de la loi n° 2025-797 du 11 août 2025 de programmation pour la refondation de Mayotte. Ce texte a fixé une trajectoire de "convergence sociale" gravée dans le marbre :
- Janvier 2026 : Passage au palier des 87,5 % du SMIC net hexagonal.
- Horizon 2031 : Atteindre les 100 %, soit une égalité parfaite de traitement entre un travailleur à Mamoudzou et un travailleur à Paris.
Pour un temps plein (35h), le salaire mensuel brut s'établit désormais à 1 415,05 €. Si l'écart avec la métropole reste d'environ 400 € par mois, il se réduit à une vitesse inédite.
Le défi de la compétitivité pour les entreprises
Pour le patronat local, ce renchérissement du coût du travail est un défi de taille, particulièrement après les dégâts économiques causés par le cyclone Chido fin 2024. Pour amortir le choc, le Gouvernement a activé deux leviers de la loi de Refondation :
- L'extension de la LODEOM : Les entreprises bénéficient d'un renforcement des exonérations de cotisations patronales pour compenser la hausse des salaires.
- La Zone Franche Globale : Ce nouveau statut fiscal permet aux sociétés d'alléger leurs impôts sur les bénéfices, à condition de maintenir et de créer de l'emploi local.
Une convergence qui dépasse le salaire
Le rattrapage du SMIC n'est que la face émergée de la "Refondation". En ce début d'année 2026, la hausse des salaires s'accompagne d'une revalorisation progressive des prestations sociales (RSA, AAH) et de la mise en place de la Protection Universelle Maladie (PUMA).
« C'est le prix de la dignité et de la stabilité », confie un délégué syndical à la sortie d'une zone d'activité. « On ne peut pas demander la paix sociale sans un salaire qui permet de vivre face au coût de la vie à Mayotte. »
Alors que les grues du futur hôpital de Combani s'installent, le signal envoyé par cette fiche de paie de janvier est clair : Mayotte n'est plus dans l'attente, elle est en marche vers le droit commun.
Mayotte : L'an I de la "Refondation" passe à la vitesse supérieure
Six mois après la promulgation de la loi de programmation du 11 août 2025, l’archipel est entré dans une phase de transformation sans précédent. Entre durcissement migratoire et chantiers colossaux, le plan de 4 milliards d’euros pour Mayotte commence à remodeler le paysage mahorais en ce début d’année 2026.
MAMOUDZOU – Les engins de chantier ne s'arrêtent plus. De Combani à Mamoudzou, Mayotte vit au rythme d'une "refondation" qui se veut historique. Votée dans le sillage du passage dévastateur du cyclone Chido début 2025, la loi n° 2025-797 est devenue la boussole d’un territoire en quête de stabilité.
Santé : Le "deuxième poumon" de l'île sort de terre
C'est le projet le plus attendu des familles mahoraises : le second site hospitalier à Combani. Si 2025 a été l'année de la planification et de la sanctuarisation du budget (163 millions d'euros pour ce seul site), 2026 marque le lancement des appels d'offres opérationnels.
- Actualité : Un avis de marché crucial a été lancé fin décembre 2025 pour les prestations de concertation et de communication, signe que le projet entre dans sa phase concrète.
- Impact : Avec une enveloppe globale de 407 millions d'euros pour la santé d'ici 2031, l'État ambitionne de mettre fin à la saturation chronique du centre hospitalier de Mamoudzou.
Éducation : La guerre contre les "rotations" est déclarée
Le système des rotations scolaires, où les élèves occupent les classes à tour de rôle par demi-journées, vit ses dernières années. La loi de programmation a injecté 400 millions d'euros pour la période 2025-2029 spécifiquement pour le bâti scolaire.
L'objectif est clair : construire et rénover assez de salles pour que, dès la rentrée 2026, la part d'élèves en système de rotation baisse significativement, avec une cible de "zéro rotation" d'ici 2031.
Immigration et Sécurité : La ligne de fermeté
Sur le front régalien, la loi de Refondation a instauré des mesures de rupture. Depuis quelques mois, le délai de résidence pour obtenir une carte de résident "parent d'enfant français" a été porté de 3 à 5 ans.
- Lutte contre l'habitat illégal : Les pouvoirs du Préfet, renforcés jusqu'en 2030, permettent désormais des opérations de démolition de "bangas" plus rapides.
- Sécurité renforcée : Un nouveau régime de visite domiciliaire permet désormais aux forces de l'ordre de rechercher et saisir des armes blanches directement dans les lieux suspectés d'abriter des activités criminelles.
Une économie sous perfusion... et en mutation
Pour 2026, l'État a débloqué 200 millions d'euros en autorisations d'engagement pour soutenir les collectivités locales dans leur reconstruction. Parallèlement, le passage au statut de Département-Région vise à simplifier la gouvernance pour attirer les investisseurs.
« Le scepticisme reste présent, mais les grues à Combani sont un signal que l’on ne peut plus ignorer », confie un commerçant de Mamoudzou. Entre espoir de développement et exigences de sécurité, Mayotte joue en 2026 son avenir pour la décennie à venir.
Mayotte 2026 : Le grand tournant de la « Refondation » est engagé
L’archipel entre dans une phase décisive de sa transformation. Un an après les crises climatiques et sociales de 2025, la loi de programmation pour la Refondation de Mayotte commence à produire ses premiers effets concrets sur le terrain, entre fermeté migratoire et investissements massifs.
MAMOUDZOU – En ce mois de janvier 2026, Mayotte ne ressemble plus tout à fait à l’île de l’année dernière. Portée par la loi du 11 août 2025, la « Refondation » promise par le Gouvernement est passée du stade des débats parlementaires à celui des chantiers à ciel ouvert. Ce plan Marshall de 4 milliards d'euros vise un objectif clair : sortir le 101ème département français d'une crise systémique qui menaçait sa stabilité.
La fin de « l’exception mahoraise » ?
Le premier pilier de cette loi, le plus commenté, concerne la lutte contre l’immigration clandestine. Pour freiner l’attractivité de l’île, le législateur a frappé fort : les conditions d'obtention de titres de séjour ont été drastiquement durcies. Désormais, un parent étranger doit justifier de cinq ans de résidence pour espérer un titre de séjour lié à la scolarité de son enfant.
Sur le terrain, la lutte contre l'habitat insalubre s'est accélérée. Les opérations de démantèlement de « bangas » sont devenues quasi hebdomadaires, facilitées par des procédures juridiques simplifiées.
Un nouveau statut pour plus d’efficacité
Depuis le 1er janvier, le vocabulaire institutionnel a changé : on parle désormais du Département-Région de Mayotte. Cette fusion des compétences, inspirée du modèle guyanais, vise à supprimer les lenteurs administratives. « Il s'agit de décider plus vite et de dépenser mieux », résume un élu local.
Cette efficacité est attendue au tournant, notamment pour mettre fin au scandale des « rotations scolaires ». Grâce aux financements de la loi de programmation, des dizaines de classes sortent de terre pour que chaque enfant puisse enfin bénéficier d'une journée complète d'enseignement.
Santé et Économie : l'heure des grands chantiers
Le secteur de la santé, longtemps à bout de souffle, voit enfin le bout du tunnel. Le projet du second centre hospitalier à Combani est entré dans sa phase active de construction. Parallèlement, la mise en place de la Protection Universelle Maladie (PUMA) pour les résidents réguliers marque une étape majeure vers l'alignement des droits sociaux sur l'Hexagone.
Côté économie, la nouvelle Zone Franche Globale commence à attirer des investisseurs, séduits par des exonérations fiscales inédites. L'enjeu est de taille : créer des emplois locaux pour une jeunesse qui représente plus de la moitié de la population.
Un équilibre fragile
Si l'espoir est de mise, le défi reste immense. La reconstruction post-cyclone Chido s'ajoute à une pression démographique qui ne faiblit pas. Pour les Mahorais, 2026 sera l'année du test : celui de voir si les milliards promis se traduisent par une sécurité retrouvée et une amélioration réelle du quotidien.
Mayotte 2026 : L’heure de la "Refondation" a sonné
MAMOUDZOU – Ce 1er janvier 2026 marque un tournant historique pour le 101e département français. Entre mutation institutionnelle, accélération sociale et effervescence électorale, l’île aux parfums entame une année décisive pour son avenir au sein de la République.
Une révolution administrative : Bienvenue à l’Assemblée de Mayotte
Depuis le premier jour de l'année, le Conseil Départemental n'est plus. Mayotte a officiellement adopté son nouveau statut de Département-Région. Cette fusion donne naissance à une collectivité unique : l'Assemblée de Mayotte.
L'objectif affiché par le gouvernement est clair : supprimer les doublons administratifs pour gagner en efficacité. Cette nouvelle structure, régie par l'article 73 de la Constitution, doit permettre de gérer d'une seule main les compétences sociales du département et les leviers de développement économique de la région. Pour les Mahorais, c'est la fin d'un régime transitoire qui durait depuis 2011.
Le social comme moteur de l'apaisement
Le 1er janvier a également apporté une bouffée d'oxygène au portefeuille des travailleurs. Le SMIC mahorais a bondi de près de 4 %, s'établissant désormais à 1 414,05 € brut mensuel (contre environ 1 362 € en 2025). Cette revalorisation s'inscrit dans la trajectoire de la "Loi de Refondation", visant à aligner les salaires et les prestations sociales (RSA, AAH) sur le niveau national d'ici 2031.
Mars 2026 : Des municipales sous haute tension
Dans les communes, l'ambiance est déjà électrique. Les 15 et 22 mars prochains, les électeurs seront appelés aux urnes pour les élections municipales.
- Sécurité et Eau : Ce sont les deux thèmes qui écrasent la campagne. Après un automne 2025 marqué par le passage du cyclone Chido et des tensions persistantes liées à l'immigration clandestine, les maires sortants sont jugés sur leur capacité à sécuriser les quartiers et à garantir l'accès à l'eau potable.
- Réforme du scrutin : Pour la première fois, le scrutin de liste paritaire s'applique à toutes les communes, même celles de moins de 1 000 habitants, changeant radicalement la donne politique dans les plus petits villages.
"Mayotte Debout" : Le défi de la reconstruction
Au-delà de la politique pure, c'est le chantier de la décennie qui démarre. Le plan quinquennal "Mayotte debout" (2026-2031) entre dans sa phase opérationnelle. Avec 4 milliards d'euros promis d'ici 2031, l'année 2026 verra le lancement de travaux cruciaux : l'agrandissement du centre hospitalier de Mamoudzou, la construction d'un second hôpital à Combani et les études finales pour la piste longue de l'aéroport.
"2026 ne sera pas une année de transition, mais une année de fondations," résume-t-on à la Préfecture. Entre les urnes et les chantiers, Mayotte joue cette année sa crédibilité et sa stabilité pour la décennie à venir.
Mayotte 2026 : Le "Phénix" de l'Océan Indien entre en mutation
Un an jour pour jour après le passage du cyclone Chido, le 101e département français ne se contente plus de panser ses plaies. Entre un nouveau statut de "Département-Région" et une accélération de la loi de programmation, l'île tente de transformer la catastrophe de 2024 en un moteur de refondation.
🌪️ L'heure du bilan : Un an après Chido et Dikeledi
Le traumatisme est encore vif. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappait l'archipel avec des vents à plus de 200 km/h, suivi en janvier 2025 par la tempête Dikeledi.
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Les cicatrices : Si 100 % des foyers ont retrouvé l'électricité, les infrastructures restent fragiles. 40 % des établissements scolaires ont été touchés, imposant encore aujourd'hui des systèmes de rotation pour les élèves.
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L'urgence environnementale : Le "Plan Déchets 2" est officiellement lancé ce mois-ci pour évacuer les derniers amas de débris massifs qui encombrent encore certaines zones littorales et menacent la santé publique.
🏛️ Institutionnel : Bienvenue à l'"Assemblée de Mayotte"
Depuis le 1er janvier 2026, Mayotte a officiellement changé de visage administratif. En application de la loi du 11 août 2025, le Conseil départemental est devenu une collectivité unique baptisée "Assemblée de Mayotte", cumulant les compétences de département et de région.
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Conséquence directe : Le SMIC mahorais connaît une hausse de 3,90 % (passant à 9,33 € de l'heure) dans le cadre d'un plan de convergence sociale qui doit durer jusqu'en 2031.
🔎 Le Comité de Suivi : Veiller sur les 4 milliards d'euros
Le comité de suivi de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte, présidé par le sénateur Thani Mohamed Soilihi, est entré dans une phase d'activité intense.
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Sa mission : Contrôler l'utilisation des 4 milliards d'euros d'investissements promis d'ici 2031.
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Priorités 2026 : La poursuite de la construction du nouvel aéroport de Bouyouni, la sécurisation de l'accès à l'eau potable et le renforcement des effectifs du 5e Régiment Étranger (Légion Étrangère), dont le génie militaire est en première ligne pour les chantiers de reconstruction.
Le chiffre à retenir : 90 %. C'est la proportion des infrastructures publiques qui avaient été endommagées ou détruites par le combo cyclonique de l'hiver 2024-2025.
Mayotte : De la boue des bidonvilles à l'ambition d'une Assemblée unique
MAMOUDZOU – Un an après l'apocalypse climatique de Chido, Mayotte tourne une page. Ce 1er janvier 2026 marque la naissance du "Département-Région", un nouveau statut censé donner à l'île les moyens de sa reconstruction. Mais sur le terrain, entre carcasses de bateaux et écoles en préfabriqué, le chemin vers la "refondation" reste semé d'embûches.
Le silence est revenu sur le lagon, mais les stigmates de décembre 2024 sautent toujours aux yeux. À Kawéni, le plus grand bidonville de France, les tôles froissées par le cyclone Chido ont été remplacées par d'autres, tout aussi précaires. Pourtant, l'État l'assure : 2026 est l'année du basculement.
Une révolution administrative Depuis quatre jours, les Mahorais ne dépendent plus d'un Conseil départemental classique mais d'une "Assemblée de Mayotte". Ce changement de statut n'est pas qu'une affaire de sémantique. Il s'accompagne d'un alignement progressif des droits sociaux, avec une augmentation notable du SMIC local ce mois-ci. « C'est le début de la fin de l'exception mahoraise par le bas », espère un représentant syndical.
L'armée au chevet de l'île Le bataillon temporaire de reconstruction, fort de 400 soldats du génie, restera déployé tout au long de l'année 2026. Leur mission : déblayer, sécuriser et préparer les terrains pour les grands chantiers de la Loi de Programmation. Sous l'œil vigilant du Comité de suivi, les premiers coups de pioche du futur aéroport de Bouyouni symbolisent cette volonté de désenclaver un territoire qui a frôlé la rupture totale il y a douze mois.
Archipel des Comores : Entre tensions diplomatiques et deuils du Nouvel An
MORONI & MAMOUDZOU – Ce début d'année 2026 est marqué par un contraste saisissant dans l'archipel. Tandis que Mayotte lutte contre une épidémie de chikungunya persistante et une insécurité chronique, l'Union des Comores porte le débat sur la scène internationale, tout en étant endeuillée par des drames locaux.
La "Question de Mayotte" s’invite à Bakou
Le bras de fer diplomatique entre Moroni et Paris ne faiblit pas. En ce début janvier, la capitale de l'Azerbaïdjan a accueilli une nouvelle conférence internationale intitulée "L'occupation illégale de l'île de Mayotte par la France". Soutenue par le Groupe d'initiative de Bakou, cette rencontre a permis aux représentants comoriens de réaffirmer leur souveraineté sur l'île hippocampe. Pour le gouvernement d'Azali Assoumani, il s'agit de maintenir une pression constante sur la France, dénonçant ce qu'il qualifie de "vestige colonial" au cœur de l'Océan Indien.
Mayotte : Front sanitaire et défi sécuritaire
À 70 kilomètres de là, le 101e département français fait face à des urgences plus immédiates. L’épidémie de chikungunya reste une préoccupation majeure pour les autorités de santé. Avec plus de 1 200 cas confirmés début janvier, la démoustication s'intensifie pour éviter une paralysie de l'économie locale.
Sur le plan sécuritaire, la tension est palpable. Si les fêtes de fin d'année ont été marquées par une présence policière massive (325 agents sur le terrain), l'insécurité demeure structurelle. Parallèlement, le projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte continue de faire débat, prévoyant une transformation institutionnelle vers un statut de "Département-Région" d'ici la fin de l'année.
Un Nouvel An endeuillé à Anjouan
Du côté de l’Union des Comores, l’ambiance festive du passage à 2026 a été assombrie par des faits divers tragiques. À Wani (Anjouan), deux corps sans vie ont été découverts les 1er et 2 janvier. Si l'un des décès semble lié à un drame personnel, l'émotion reste vive dans la localité.
À Moroni, la population commence l'année avec les mêmes défis quotidiens : la gestion des déchets dans les quartiers enclavés et la grogne contre la surfacturation de l'électricité via les compteurs intelligents (STS), un sujet qui alimente les discussions sur les places publiques.
Ce qu'il faut surveiller en 2026 :
- Diplomatie : L'impact des résolutions de Bakou sur les prochaines assemblées de l'ONU.
- Santé : Le pic épidémique du chikungunya attendu avec la saison des pluies.
- Politique : Les avancées concrètes de la "Loi Mayotte" pour répondre à la crise migratoire et sociale.
Mayotte : Nouveau black-out total, un réseau électrique sous haute tension
L’île aux parfums a été plongée dans le noir intégral ce samedi 3 janvier 2026. Cette panne généralisée, la deuxième en moins de dix jours, soulève de vives inquiétudes sur la solidité des infrastructures énergétiques du département.
MAMOUDZOU – Il était exactement 8h13, ce samedi matin, quand le réseau électrique de Mayotte a totalement cessé de fonctionner. Des hauteurs de Sada aux rues de Mamoudzou, aucun foyer n’a été épargné par ce "black-out" soudain, paralysant l’activité économique et sociale de l’île en début de week-end.
Une réactivité immédiate des services de l'État
Face à l'ampleur de la panne, la préfecture et Électricité de Mayotte (EDM) ont immédiatement activé leurs protocoles d'urgence. Dès le milieu de matinée, les équipes techniques étaient à pied d’œuvre pour relancer les centrales de Longoni et des Badamiers.
Le rétablissement s'est fait par étapes : à midi, un peu plus de la moitié des usagers avaient retrouvé le courant. Ce n’est qu’en fin de journée que la préfecture a pu annoncer un retour à la normale sur l'ensemble du territoire.
Le spectre de la fragilité énergétique
Ce nouvel incident intervient dans un contexte de tension extrême. Le 23 décembre dernier, une panne similaire avait déjà frappé l'île, causée par la défaillance d'un transformateur majeur. Bien que les causes exactes de l'incident de ce samedi fassent encore l'objet d'expertises techniques, la répétition de ces pannes généralisées pointe du doigt la vulnérabilité du mix énergétique mahorais.
Les conséquences ne sont pas négligeables :
- Santé : Les centres hospitaliers ont dû basculer en urgence sur leurs groupes électrogènes de secours.
- Vie quotidienne : Des coupures d'eau par ricochet ont été signalées dans plusieurs communes, les pompes de relevage ne pouvant plus fonctionner.
- Télécommunications : Le réseau mobile a connu de fortes perturbations durant toute la matinée.
Appels à la vigilance
EDM appelle désormais les usagers à une consommation responsable dans les jours à venir afin d'éviter de fragiliser à nouveau le réseau lors des pics de chaleur. La direction de l'entreprise devrait communiquer prochainement sur les solutions structurelles envisagées pour stabiliser durablement la fourniture d'électricité sur l'île.

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