Éducation : Entre ambitions budgétaires et grogne sociale, une rentrée 2026 sous haute tension
PARIS – Alors que le ministère de l’Éducation nationale a dévoilé ce lundi les contours financiers de la rentrée 2026, le climat reste électrique sur le terrain. Entre le lancement de Parcoursup et les menaces de grève, le secteur traverse une semaine décisive.
Un budget 2026 porté par l'inclusion
Réuni ce matin en Comité Social d’Administration (CSAMEN), le ministère a présenté une feuille de route budgétaire ambitieuse. Avec 5 900 créations de postes annoncées et une enveloppe supplémentaire de 200 millions d’euros, la Rue de Grenelle mise tout sur deux piliers : l'école inclusive et la réforme de la formation initiale. Le ministère se félicite également d'une baisse constante du nombre d'élèves par classe, un argument censé apaiser les critiques sur les conditions de travail.
Parcoursup : Le compte à rebours a commencé
Pour les 800 000 lycéens de terminale, l'heure est aux choix. Depuis l'ouverture de la phase de saisie des vœux le 19 janvier, la plateforme connaît une influence record. Cette année, l'accent est mis sur la transparence : chaque formation affiche désormais des indicateurs précis sur l'employabilité et les salaires à la sortie. Les candidats ont jusqu'au 12 mars pour enregistrer leurs souhaits, une étape cruciale pour leur orientation post-bac.
La colère gronde dans les académies
Pourtant, ces annonces peinent à masquer une réalité sociale complexe. Des préavis de grève courent toujours, notamment portés par la FNEC-FP-FO, pour dénoncer une perte de pouvoir d'achat face à l'inflation.
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À l'échelle locale : Demain, mardi 27 janvier, le département de l'Ille-et-Vilaine sera particulièrement touché par un mouvement de grève.
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Le point de rupture : C’est le manque de moyens pour l'accompagnement des élèves en situation de handicap (AESH) qui cristallise les tensions. Dans le Val-de-Marne, des collectifs alertent sur des milliers d'heures d'accompagnement non assurées malgré les notifications officielles.
Réforme de la formation : Les "élèves fonctionnaires" arrivent
Enfin, 2026 marque le virage concret de la réforme du recrutement des enseignants. En déplaçant le concours à la fin de la Licence (L3), le gouvernement espère enrayer la crise de l'attractivité. Les futurs lauréats bénéficieront dès l'année prochaine d'un statut d'élève fonctionnaire rémunéré, une petite révolution censée sécuriser le parcours des étudiants et remplir les classes dès la rentrée de septembre.
Éducation : Entre turbulences budgétaires et cap vers 2026
Alors que les lycéens se lancent dans l'aventure Parcoursup, le ministère de l’Éducation nationale traverse une zone de fortes pressions. Entre une réforme du recrutement suspendue à un fil et le projet controversé d’interdiction des portables au lycée, l’école française cherche son équilibre en ce début d’année.
Parcoursup 2026 : Le grand saut et une nouveauté majeure
Depuis le 19 janvier, la plateforme Parcoursup est officiellement ouverte à la formulation des vœux. Cette année, l'attention se porte sur la nouvelle Licence Professorat des Écoles (LPE). Accessible dès l'après-bac, cette formation hybride entre l'université et les écoles normales vise à sécuriser le parcours des futurs instituteurs. Les élèves ont jusqu'au 12 mars pour valider leurs choix.
Concours enseignants : Le "coup de tonnerre" budgétaire
C’est l’inquiétude majeure dans les facultés. La réforme promettant un concours de recrutement à Bac+3 (au lieu de Bac+5) pour la session 2026 vacille. Faute d'un budget voté à temps et face à des contraintes financières strictes, le ministre Édouard Geffray a laissé entendre que la mise en œuvre pourrait être gelée. Les syndicats dénoncent une situation "intenable" pour les 88 000 candidats déjà inscrits.
Le lycée face à la "pause numérique"
Après le collège, c'est au tour du lycée de passer en mode "déconnexion". Emmanuel Macron a confirmé la volonté du gouvernement d'étendre l'interdiction du téléphone portable au lycée dès la rentrée 2026.
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L'enjeu : Protéger la santé mentale et limiter le cyberharcèlement.
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La friction : Les chefs d'établissement s'inquiètent de la logistique (installation de casiers) et du coût, estimé à plusieurs dizaines de millions d'euros.
Collèges : Le plan "800 établissements"
Le ministre a lancé un plan d'action ciblé pour les 800 collèges les plus en difficulté (ceux dont les résultats au brevet sont les plus fragiles). Plutôt que de refondre la carte de l'éducation prioritaire, le gouvernement mise sur un "accompagnement pédagogique renforcé", une stratégie qui divise la communauté éducative sur la pérennité des moyens alloués.
En bref :
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Nuits de la lecture : La 10e édition se clôture ce 25 janvier après une mobilisation record dans les bibliothèques scolaires.
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Climat scolaire : Une étude récente révèle que 18 % des élèves de primaire présentent des signes de souffrance liés au harcèlement, poussant le ministère à renforcer la prévention dès le cycle 2.
Éducation 2026 : Entre assouplissement des réformes et défis budgétaires
PARIS – En ce mois de janvier 2026, le paysage éducatif français traverse une zone de turbulences. Entre le coup d’envoi de Parcoursup, la remise en question des « groupes de besoins » et les incertitudes budgétaires liées à la formation des enseignants, le ministère tente de concilier pragmatisme et ambition.
Le collège à l’heure de la « souplesse »
C’est un tournant majeur pour le « Choc des savoirs ». Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a confirmé que les groupes de besoins ne seront plus imposés de manière uniforme à la rentrée 2026. Face aux critiques des syndicats et aux difficultés logistiques, les chefs d’établissement récupèrent leur autonomie : ils pourront choisir de maintenir ces groupes ou de revenir à une organisation plus classique.
En parallèle, l’État concentre ses efforts sur le « Plan 800 collèges ». Ce dispositif cible les établissements les plus fragiles avec un renforcement inédit de l’encadrement et des moyens pédagogiques pour endiguer le décrochage scolaire.
Formation des profs : un chantier en suspens
La réforme du recrutement, qui prévoyait de passer le concours à Bac+3, se heurte aujourd'hui au mur budgétaire. Si l'objectif reste de rendre le métier plus attractif — avec une hausse notable de 46 % des inscrits aux concours cette année — le financement des futures indemnités de formation reste flou. Le débat à l’Assemblée nationale s’annonce serré pour valider les crédits nécessaires.
Parcoursup 2026 : le stress de l'orientation commence
Depuis le 19 janvier, la plateforme Parcoursup est ouverte. Les lycéens ont jusqu’au 12 mars pour formuler leurs vœux. La grande nouveauté de cette session est l’intégration de la Licence de Professorat des Écoles (LPE). Ce parcours en trois ans, conçu pour professionnaliser très tôt les futurs instituteurs, est l'un des piliers de la stratégie gouvernementale pour stabiliser le corps enseignant.
Vers un lycée « sans portable » ?
La question du bien-être et de la concentration reste au cœur des préoccupations. Après le collège, c’est au tour du lycée d’envisager l’interdiction totale des smartphones. Un projet de loi est actuellement examiné, soutenu par des mesures sur le « droit à la déconnexion » : les notifications des espaces numériques (ENT) sont désormais bloquées après 20 heures pour préserver le sommeil des élèves.
« L'école de 2026 doit être un sanctuaire de concentration, mais aussi un lieu qui s'adapte à la réalité du terrain », résume-t-on dans l'entourage du ministre.
Entre réformes de fond et fronde sociale, une rentrée 2026 sous haute tension
PARIS – Alors que le pays entame le second trimestre, le ministère de l'Éducation nationale navigue entre le détricotage des mesures phares du "Choc des savoirs" et le lancement d'un nouveau modèle de recrutement pour les enseignants. Sur le terrain, la colère gronde : une grève nationale marque ce jeudi 15 janvier, portée par l'urgence de l'école inclusive.
Le "Choc des savoirs" en marche arrière
C’est une victoire pour les syndicats et une concession majeure du gouvernement : le caractère obligatoire des "groupes de besoins" au collège vit ses derniers mois. Dès la rentrée de septembre 2026, l'autonomie sera rendue aux établissements. Moins d'un collège sur cinq appliquait encore strictement ce dispositif, jugé inefficace et stigmatisant par une large partie du corps enseignant.
Pour compenser cet abandon, le ministère mise désormais sur un plan ciblé pour les 800 collèges les plus en difficulté. Par ailleurs, le Brevet (DNB) voit ses modalités confirmées pour juin 2026, mais la menace de conditionner le passage en seconde à l'obtention du diplôme semble s'éloigner au profit de dispositifs d'accompagnement renforcés.
Recrutement : Le pari du Bac +3
La session 2026 des concours marque le grand retour du recrutement à Bac +3. Les candidats admis cette année deviendront "élèves fonctionnaires".
- Rémunération attractive : Les lauréats percevront 1 400 € nets en Master 1, puis 1 800 € nets en Master 2 (en responsabilité de classe à mi-temps).
- Incertitude budgétaire : Malgré l'attrait du dispositif, un vent d'inquiétude souffle sur la pérennité du financement. Le budget 2026, en hausse limitée de 0,3 %, interroge sur la capacité de l'État à absorber ces nouveaux coûts sur le long terme.
École inclusive : Le point de rupture ?
Ce jeudi 15 janvier, les écoles de France tournent au ralenti. L'intersyndicale (FSU-SNUipp, SUD) a appelé à une mobilisation massive pour dénoncer le sort des AESH (Accompagnants d'élèves en situation de handicap).
Le rejet récent par le Sénat, le 7 janvier dernier, d'un statut de fonctionnaire de catégorie B pour ces personnels a mis le feu aux poudres. Avec des salaires moyens stagnants autour de 850 €, la précarité des accompagnants est jugée "indigne" par les manifestants, alors que des milliers d'élèves restent sans soutien faute de personnel.
Numérique et Discipline : De nouvelles règles
L'école de 2026 se veut aussi plus encadrée.
- L'IA au programme : La certification Pix IA devient obligatoire en 4e et 2de pour former les élèves au "prompting" et à l'éthique des algorithmes.
- Autorité : Le vouvoiement des personnels par les élèves est désormais la règle officielle, une mesure symbolique de retour à l'ordre voulue par la rue de Grenelle.
- Écrans : Un projet de loi visant à bannir le téléphone portable même au lycée est actuellement en cours d'examen, soutenu par un consensus sur la santé mentale des adolescents.
Le chiffre clé : 64,5 milliards d'euros. C'est le budget alloué à l'Éducation pour 2026. Une somme record en valeur absolue, mais que les acteurs de terrain jugent insuffisante face aux besoins de rénovation thermique des bâtiments et à la crise d'attractivité du métier.
Éducation : Un mercredi sous haute tension entre météo capricieuse et grogne budgétaire
PARIS – Ce mercredi 7 janvier 2026, le monde de l’éducation nationale navigue entre les alertes orange de Météo-France et un climat social qui se refroidit à mesure que les détails du budget 2026 se précisent. Entre transports scolaires à l’arrêt et réformes structurelles, le point sur une journée charnière.
Neige et verglas : des milliers d’élèves privés de classe
Le réveil a été blanc pour une large partie du nord de la France et de l’Île-de-France. Face à l’épisode neigeux intense, les préfectures de Seine-et-Marne, des Yvelines, de la Seine-Maritime et du Nord ont pris des arrêtés d’urgence dès l’aube pour suspendre les transports scolaires. Si les établissements restent officiellement ouverts pour accueillir les élèves arrivant par leurs propres moyens, de nombreux cours sont de fait annulés ou assurés en mode dégradé. La RATP a également suspendu ses lignes de bus en banlieue, compliquant davantage le trajet des lycéens.
Budget 2026 : la "hausse en trompe-l’œil" qui fâche
Pendant que les élèves luttent contre le froid, le ton monte dans les instances syndicales. Le Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2026 prévoit un budget de 63 milliards d’euros. Si le ministère de l’Éducation nationale vante une « stabilité bienvenue » avec une légère hausse de 166 millions d’euros, les syndicats (FSU, CGT, SUD) dénoncent un « budget d'austérité ».
En cause : la suppression annoncée de plusieurs milliers de postes d'enseignants, justifiée par le gouvernement par la baisse démographique, mais jugée inacceptable par les personnels qui pointent l'épuisement des brigades de remplacement. Une grève nationale est d'ores et déjà confirmée pour le 26 janvier prochain.
Réforme de la formation : le grand saut vers le "Bac+3"
C’est le dossier pédagogique brûlant de ce début d’année : la réforme du recrutement des enseignants. Dès la session 2026, les concours seront désormais accessibles à la fin de la Licence (Bac+3). L’objectif est clair : pallier la crise de l'attractivité du métier.
- Les lauréats deviendront « élèves fonctionnaires » dès le Master 1.
- Rémunération : Environ 1 400 € nets en M1 et 1 800 € en M2.
- Contrepartie : Un engagement de servir l'État pendant 4 ans.
Bac 2026 : les mathématiques s'invitent en Première
Enfin, pour les élèves de Première, la pression monte. Le ministère a confirmé les modalités de la nouvelle épreuve anticipée de mathématiques qui se tiendra en juin 2026. Cette épreuve écrite de deux heures, sans calculatrice, visera à évaluer les « automatismes » et la réflexion logique. Les notes obtenues seront cruciales, puisqu’elles seront intégrées aux dossiers Parcoursup dès l'an prochain, marquant le retour définitif des maths au cœur du tronc commun du lycée.
À suivre : L'évolution de la situation météo pour la journée de jeudi et les premières prévisions de participation pour la grève du 26 janvier.
Éducation : Une rentrée 2026 sous haute tension entre « loi spéciale » et fronde sociale
PARIS – Alors que les élèves ont retrouvé les bancs de l’école cette semaine, l’Éducation nationale traverse une zone de fortes turbulences. Entre un budget 2026 non adopté, des suppressions de postes confirmées et un appel à la grève massive le 15 janvier, le « mammouth » est plus que jamais sous pression.
L'État en mode "roue de secours" budgetaire
C'est une situation inédite pour commencer l'année : le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 n'ayant pas été voté avant le 31 décembre dernier, le gouvernement navigue désormais à vue grâce à une « loi spéciale ». Ce dispositif d'urgence permet de payer les salaires des fonctionnaires et de percevoir l'impôt, mais il gèle de nombreux projets.
Conséquence directe : la réforme majeure du concours enseignant à Bac+3, qui devait créer un afflux de 8 800 stagiaires, est actuellement en suspens. Sans budget définitif, ces nouveaux postes restent bloqués, plongeant les étudiants en licence dans l'incertitude la plus totale.
Le couperet des 4 000 suppressions de postes
Malgré les protestations des syndicats et de l'opposition, le Sénat a validé, juste avant la trêve, la suppression de 4 000 postes d'enseignants pour 2026. Le gouvernement justifie cette cure d'austérité par la « baisse démographique », avec environ 100 000 élèves en moins prévus à la rentrée prochaine.
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2 400 postes en moins dans le premier degré (écoles).
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1 600 postes dans le second degré (collèges et lycées).
Pour les syndicats, cet argument ne passe pas. Ils dénoncent une « occasion manquée » d'alléger les effectifs par classe, alors que la France reste l'un des pays européens où le taux d'encadrement est le plus faible.
Un "Jeudi Noir" annoncé pour le 15 janvier
Le climat social promet de s'embraser rapidement. Une intersyndicale (FSU, CGT, Solidaires) appelle à une journée de grève nationale le jeudi 15 janvier 2026. Le mot d'ordre est clair : l'exigence de moyens pour l'inclusion scolaire. Plus de 42 000 élèves seraient toujours en attente d'un accompagnant (AESH), tandis que les personnels réclament une revalorisation salariale immédiate pour faire face à l'inflation.
Brevet 2026 : Le retour de l'exigence ?
Au milieu de ce chaos budgétaire, les élèves de Troisième se préparent à un nouveau Diplôme National du Brevet (DNB). Pour cette session 2026, l'examen change de visage :
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60 % de la note reposera désormais sur les épreuves finales (contre 50 % auparavant).
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40 % pour le contrôle continu, calculé sur la moyenne annuelle de toutes les matières.
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Nouveauté : La mention « Félicitations du jury » fait son apparition pour les moyennes supérieures à 18/20.
Si le ministre actuel maintient que le brevet n'est pas (encore) un verrou pour le passage en seconde, l'objectif affiché est clair : redonner une valeur symbolique forte au premier diplôme de la scolarité.
À suivre : La reprise des débats budgétaires à l'Assemblée nationale prévue pour le 8 janvier, qui devrait sceller le sort définitif des créations de postes pour la rentrée prochaine.
Réforme de la formation : La rentrée de tous les dangers pour les futurs enseignants
DÉCRYPTAGE – Alors que les épreuves du nouveau concours à Bac +3 sont prévues pour le printemps 2026, un bras de fer budgétaire au sommet de l’État fait peser une menace sans précédent sur le recrutement des futurs professeurs.
Par la Rédaction — Publié le 5 janvier 2026
C’est une rentrée sous haute tension. Si le passage du concours de recrutement des enseignants de Bac +5 à Bac +3 était la mesure phare de l'année 2026 pour résoudre la crise des vocations, elle se heurte aujourd’hui à un mur financier. Au cœur du problème : l’absence de budget définitif voté au Parlement, laissant des milliers de candidats dans l’incertitude.
88 000 candidats dans l’expectative
Le succès de l'appel d'air est pourtant au rendez-vous. Pour cette session 2026, on dénombre un record de candidatures, portées par la promesse d’un statut d'« élève-fonctionnaire » rémunéré 1 400 € net dès la première année de Master. Mais ce qui devait être un moteur d'attractivité est devenu un casse-tête juridique.
Faute d'accord budgétaire à la fin de l'année 2025, le gouvernement navigue à vue sous le régime d'une « loi spéciale ». Ce dispositif permet de payer les salaires actuels, mais interdit strictement le financement de nouvelles mesures. Or, la rémunération des étudiants stagiaires est, par définition, une dépense nouvelle.
Le spectre du "gel" de 8 800 postes
Les syndicats ne décolèrent pas. Selon leurs projections, environ 8 800 postes pourraient être « gelés » ou supprimés si un compromis politique n'est pas trouvé d'ici février. Cette situation créerait un paradoxe historique :
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D’un côté : Une pénurie d'enseignants toujours marquée sur le terrain.
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De l’autre : Un vivier de candidats record que l'État ne pourrait pas intégrer faute de crédits votés.
Le ministère de l’Éducation nationale tente de rassurer, affirmant que les concours de mars et avril 2026 sont « sanctuarisés ». Cependant, en coulisses, l'inquiétude grandit dans les INSPÉ (Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation), qui ne savent toujours pas avec quels moyens ils accueilleront ces nouvelles recrues à la rentrée prochaine.
Un arbitrage politique imminent
Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit arbitrer ce dossier dans les jours à venir. Entre la nécessité de réduire le déficit public et l'urgence de ne pas saborder une réforme jugée vitale pour l'école, la marge de manœuvre est étroite. Pour les 265 800 inscrits globaux aux concours (anciennes et nouvelles formules), cette rentrée de janvier rime plus que jamais avec anxiété.
Éducation : Une rentrée 2026 entre brouillard budgétaire et défis technologiques
Par la Rédaction — Publié le lundi 5 janvier 2026
Ce lundi, des millions d'élèves ont repris le chemin des classes pour entamer le deuxième trimestre. Si le calendrier scolaire suit son cours, l'institution traverse une zone de fortes turbulences. Entre une réforme du recrutement suspendue aux arbitrages de l'État et l'entrée officielle de l'Intelligence Artificielle dans les programmes, l'école française cherche son nouveau souffle.
La réforme à « Bac+3 » dans l'impasse financière
C’est le dossier brûlant de cette rentrée. La réforme prévoyant le déplacement des concours enseignants à la fin de la licence (Bac+3) est aujourd'hui menacée. Faute d'un accord sur le budget 2026 au Parlement fin décembre, le gouvernement navigue sous le régime d'une « loi spéciale ».
Cette situation fragilise les 88 000 candidats déjà inscrits pour la session du printemps prochain. Sans budget définitif, le financement des deux années de Master rémunérées (promises à 1 400 € net mensuels) reste incertain. Les syndicats alertent déjà sur un possible « gel » de 8 800 postes de stagiaires si une solution n'est pas trouvée rapidement. Le ministère se veut rassurant, mais l'ombre d'un report plane sur cette mesure phare.
Le « Choc des savoirs » à l'épreuve du terrain
Au collège, le bilan des « groupes de niveau » en 6e et 5e reste mitigé. Selon les dernières enquêtes de terrain publiées ce matin, seul un collège sur cinq applique strictement la réforme telle qu'imaginée initialement. La majorité des établissements ont opté pour une organisation plus souple, baptisée « groupes de besoins », afin d'éviter une stigmatisation des élèves les plus fragiles.
Face à cette résistance pédagogique et aux difficultés d'emploi du temps, l'extension du dispositif aux classes de 4e et 3e a été officiellement écartée pour cette année, marquant un coup d'arrêt à l'ambition initiale du projet.
L'Intelligence Artificielle entre officiellement en classe
Janvier 2026 marque également un tournant numérique. Le nouveau « Cadre d'usage de l'IA en éducation » entre en vigueur ce trimestre. Pour la première fois, des formations obligatoires à l'IA générative sont déployées pour tous les élèves de 4e, de 2de et de 1re année de CAP.
L'objectif affiché par le ministère n'est pas seulement technique, mais éthique : apprendre aux élèves à utiliser ces outils de manière critique et raisonnée. En parallèle, les enseignants commencent à recevoir des guides pratiques pour intégrer ces technologies dans leur pédagogie tout en luttant contre les risques de fraude et de dépendance cognitive.
Priorité aux valeurs : Laïcité et Vie affective
Enfin, la rentrée est marquée par la montée en puissance des nouveaux programmes d'Éducation Morale et Civique (EMC). Dès ce mois-ci, de nouveaux modules sur la laïcité et la liberté d'expression sont renforcés dans les classes de CE1, CM2 et 4e. Par ailleurs, un programme ambitieux d'éducation à la vie affective et relationnelle est déployé pour prévenir les violences sexistes et le harcèlement, avec une attention particulière portée aux dangers des réseaux sociaux.
Rentrée 2026 : Entre espoirs de réformes et réalités budgétaires
Par la Rédaction — Publié le 5 janvier 2026
En ce lundi de reprise, le monde de l’éducation fait face à un calendrier chargé. Si la météo a perturbé le retour en classe dans l'Ouest, les véritables défis se situent au niveau structurel : une réforme du recrutement en sursis, un « Choc des savoirs » qui s'adapte au terrain et une précarité croissante des effectifs enseignants.
Le recrutement à l'épreuve du budget
C'est le paradoxe de ce début d'année. Alors que la réforme du concours à Bac +3 a attiré un nombre record de candidats (88 000 inscrits pour la nouvelle voie), son financement est suspendu aux arbitrages du Parlement. Faute d'un budget 2026 définitivement adopté, le statut d'« élève-fonctionnaire » rémunéré 1 400 € net reste une promesse sans ligne de crédit. Les syndicats s'alarment du possible gel de 8 800 postes de stagiaires, ce qui fragiliserait une rentrée 2026 déjà complexe.
« Choc des savoirs » : La flexibilité l'emporte sur la rigidité
Sur le terrain, la mise en œuvre des groupes de niveau en 6e et 5e entame son deuxième trimestre avec pragmatisme. Loin de la séparation stricte initialement prévue, la majorité des collèges privilégie désormais des « groupes de besoins » mobiles. Cette souplesse permet d'éviter le tri social tout en ciblant les lacunes des élèves. Parallèlement, l'Intelligence Artificielle fait une entrée officielle et encadrée dans les programmes de 4e et de 2de, avec l'ambition de transformer ces outils en alliés pédagogiques plutôt qu'en instruments de fraude.
Une profession sous tension
Les chiffres publiés ce matin par le Café Pédagogique confirment une tendance lourde : le recours massif aux contractuels. Sur les 389 035 enseignants du secondaire, plus de 43 000 sont désormais des non-titulaires. Ce record historique souligne les difficultés persistantes d'attractivité du métier.
Cependant, une note positive émerge sur le plan du climat scolaire. Le programme pHARe de lutte contre le harcèlement est désormais déployé dans 100 % des établissements. L'institution espère que cette couverture totale permettra enfin d'endiguer un fléau qui touche encore près d'un élève sur dix.
Valeurs républicaines : L'autre priorité
Enfin, ce mois de janvier voit le lancement de nouveaux modules de formation pour les professeurs. Axés sur la laïcité et la liberté d'expression, ils visent à armer pédagogiquement les enseignants face aux défis sociétaux actuels, réaffirmant l'école comme le socle des valeurs communes.
En bref : > * Météo : Transports scolaires suspendus dans le Morbihan (neige-verglas).
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IA : Déploiement des nouveaux guides d'usage pour les élèves dès la 4e.
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Vacances : Prochain rendez-vous le 7 février pour la Zone A.
Rentrée scolaire 2026 : Entre flocons de neige et brouillard budgétaire
Ce lundi 5 janvier, des millions d’élèves ont repris le chemin de l’école pour entamer le deuxième trimestre. Si la météo a perturbé le retour en classe dans l’Ouest, c’est surtout l’incertitude entourant la réforme de la formation des enseignants qui domine les débats en salle des professeurs.
Un réveil sous la neige pour la Bretagne
La rentrée a eu un goût de vacances prolongées pour certains élèves du Morbihan. En raison d'un épisode de neige et de verglas, les autorités ont suspendu les transports scolaires pour cette première journée de l'année. Sur le reste du territoire, la reprise s'est déroulée sans incident majeur, malgré des températures hivernales marquées.
Le "casse-tête" de la réforme à Bac +3
Le sujet brûlant de ce début d'année reste le financement de la réforme du recrutement des enseignants. Prévue pour abaisser le passage du concours au niveau Licence, cette mesure est actuellement freinée par des tensions budgétaires au Parlement.
Les syndicats alertent sur un risque de « gel » de près de 8 800 postes si les crédits ne sont pas débloqués rapidement. Pour le ministère, l’enjeu est double : pallier la crise de l’attractivité du métier tout en garantissant la tenue des concours au printemps prochain.
Cap sur le "Choc des savoirs"
Pédagogiquement, ce trimestre marque la consolidation du dispositif des groupes de niveau (ou de besoins) en mathématiques et en français pour les classes de 6e et 5e.
L'autre priorité de janvier concerne le déploiement de nouveaux modules sur la laïcité et l'usage de l'Intelligence Artificielle. Le gouvernement souhaite que 2026 soit l'année d'un encadrement strict mais innovant des outils numériques en classe, tout en renforçant les effectifs dédiés à la lutte contre le harcèlement scolaire via le programme PHARE.
Les dates clés à retenir
Le regard des familles se tourne déjà vers le calendrier des vacances d’hiver, qui s’étaleront selon les zones :
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Zone A : 7 février
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Zone B : 14 février
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Zone C : 21 février
L'info en plus : Le nombre de contractuels dans le secondaire atteint un niveau record en ce début d'année, avec plus de 43 000 enseignants non-titulaires mobilisés pour assurer les remplacements.
Un Noël entre trêve hivernale et réformes sous tension
Alors que les établissements scolaires ont fermé leurs portes ce week-end pour les vacances de fin d’année, l’actualité de l’Éducation nationale reste marquée par des ajustements législatifs majeurs et une préparation active de la rentrée 2026.
PARIS – C’est une fin de trimestre studieuse, mais politiquement chargée, qui s’achève pour le monde de l’enseignement. Si les 12 millions d’élèves français profitent de leur première semaine de repos, les dossiers s'accumulent sur le bureau du ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
Un nouveau dispositif de sécurité au Journal Officiel
L’un des faits marquants de ce début de semaine est la publication, le 22 décembre, d'un décret crucial concernant la sécurité en milieu scolaire. Ce texte encadre désormais l’outil numérique « Faits établissement », un système automatisé de traitement de données destiné à recenser les violences physiques et verbales au sein des écoles et collèges. Ce dispositif vise à offrir une réponse plus rapide et mieux coordonnée face à la montée des incivilités constatée au cours de l'automne.
Parcoursup et l'ombre des suppressions de postes
Pour les lycéens de Terminale, les fêtes de fin d'année riment avec orientation. La plateforme Parcoursup a ouvert sa phase de consultation le 17 décembre dernier. Les élèves ont désormais trois semaines pour explorer les milliers de formations disponibles avant l'ouverture des inscriptions le 15 janvier prochain.
Sur le plan politique, l’ambiance reste tendue autour du Budget 2026. Bien que le gouvernement justifie des réductions de postes par la baisse de la démographie scolaire, les syndicats et certains parlementaires multiplient les interventions pour préserver les moyens alloués à l’inclusion scolaire. La question des AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap) demeure le point de friction principal de cette fin d'année.
Vers un ajustement des « groupes de besoins »
Enfin, le ministère semble amorcer un virage pragmatique concernant le collège. Après un trimestre d'expérimentation des « groupes de besoins » en français et en mathématiques, des ajustements sont attendus pour la rentrée prochaine. L'objectif : donner plus de souplesse aux chefs d’établissement pour organiser ces groupes, tout en maintenant l’ambition d’un « choc des savoirs ».
« Cette période de vacances doit être un temps de respiration, mais nous restons vigilants sur l'application des réformes pour que chaque élève reprenne le 5 janvier dans les meilleures conditions », confie-t-on dans l'entourage du Ministre.
École 2026 : Entre trêve hivernale, vigilance sécuritaire et le défi Parcoursup
À l’heure où les cloches des établissements scolaires se taisent pour les fêtes, le monde de l’éducation ne s’arrête pas. Entre la publication d'un décret crucial sur la sécurité et le lancement imminent des inscriptions Parcoursup, le ministère prépare une année 2026 sous le signe de la fermeté et de l’accompagnement.
PARIS – Ce mardi 23 décembre, le calme des cours de récréation contraste avec l'effervescence des bureaux du ministère. Alors que les vacances de Noël battent leur plein, le paysage éducatif français vient de franchir une étape législative majeure avec la parution au Journal Officiel d'un décret renforçant le suivi des violences en milieu scolaire.
La sécurité, priorité de l'hiver
Le nouveau dispositif « Faits établissement » est désormais une réalité légale. Ce système de traitement automatisé permettra de recenser en temps réel chaque incident — de l’incivilité à l’intrusion — afin d’harmoniser la réponse académique. Pour le gouvernement, l'enjeu est clair : restaurer l'autorité et la sérénité avant la reprise des cours, fixée au lundi 5 janvier 2026.
L'éditorial : Une école sous tension
Malgré ces mesures, le climat reste lourd. Comme le souligne notre analyse, l’école est « au milieu du gué ». Entre la nécessité de protéger les personnels et l'obligation de réussir la réforme du « choc des savoirs », la marge de manœuvre budgétaire est étroite. Les débats sur les suppressions de postes liées à la baisse démographique (-50 000 élèves prévus) et le manque de moyens pour l'inclusion (AESH) promettent un début d'année 2026 socialement électrique.
Horizon 2026 : Le marathon Parcoursup commence
Pour les élèves de Terminale, la trêve sera de courte durée. Depuis le 17 décembre, la plateforme Parcoursup est ouverte à la consultation. C'est l'étape cruciale pour repérer les formations avant le grand saut :
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15 janvier 2026 : Ouverture officielle des inscriptions et début de la saisie des vœux.
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Mars 2026 : Date limite pour formuler ses choix.
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Juin 2026 : Phase principale d'admission.
L’enjeu de cette session 2026 réside dans l’intégration renforcée des filières en apprentissage et une meilleure lisibilité des critères de sélection, souvent jugés trop opaques par les familles.
Éducation : Un hiver de transitions majeures pour l’École française
Entre réforme du recrutement, ajustements du « Choc des savoirs » et ouverture de Parcoursup, le paysage éducatif français amorce un virage décisif en cette fin d’année 2025.
PARIS – Le ministère de l’Éducation nationale traverse une période charnière. Alors que les élèves de Terminale s'apprêtent à franchir les portes de Parcoursup, les réformes de structure lancées ces derniers mois commencent à produire leurs premiers effets concrets, non sans soulever des débats au sein de la communauté éducative.
Le « Plan Écoles Normales » : Un pari sur l’avenir
Face à une crise d’attractivité persistante, le gouvernement mise sur une refonte totale de la formation des enseignants. Dès 2025, les concours deviennent accessibles en fin de Licence (Bac+3). L’objectif est clair : sécuriser le parcours des étudiants en leur offrant un statut de fonctionnaire stagiaire rémunéré dès la première année de Master. Cette mesure, saluée pour son aspect social, reste observée de près par les universitaires qui craignent un affaiblissement de la recherche au profit de la pratique pure.
Collège : La métamorphose du Brevet et des groupes de niveau
Au collège, l’heure est à l’évaluation. La session 2026 du Diplôme National du Brevet (DNB) marquera la fin d’une époque : le contrôle continu, autrefois fondé sur des compétences parfois jugées floues, s’appuiera désormais sur les notes réelles des bulletins.
Parallèlement, la mise en place des « groupes de besoins » en mathématiques et en français connaît un assouplissement. Initialement rigides, ces groupes gagnent en flexibilité, laissant aux chefs d'établissement une marge de manœuvre plus grande pour organiser le soutien aux élèves les plus fragiles sans pour autant cloisonner les classes.
Orientation : Le marathon Parcoursup est lancé
Depuis le 17 décembre, la plateforme Parcoursup est officiellement ouverte pour la phase de consultation. Avec plus de 23 000 formations répertoriées, l’outil continue de se complexifier tout en proposant de nouveaux dispositifs d’aide à l’orientation, comme le « Plan Avenir ». Ce dernier vise à réduire le fossé social en encourageant les élèves de milieux modestes à viser des filières d’excellence.
Une stabilité budgétaire sous tension
Malgré un budget sanctuarisé à hauteur de 63 milliards d’euros, le climat social reste fragile. Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) continuent de réclamer une reconnaissance statutaire plus forte, rappelant que l’école inclusive reste l’un des plus grands défis de la décennie.
L'info en plus : La baisse démographique se confirme. Avec moins d'élèves dans le premier degré, le ministère envisage de réallouer certains postes vers le remplacement, un point noir historique du système français.
🇫🇷 L'IA s'installe à l'école : La France encadre et rend obligatoire la formation des élèves
Paris, le 15 décembre 2025 – L'Intelligence Artificielle (IA) n'est plus une perspective lointaine, mais une réalité pédagogique dans les établissements scolaires français. Le Ministère de l'Éducation Nationale a récemment franchi une étape décisive en publiant un Cadre d'usage strict et en officialisant l'obligation de formation des élèves dès la rentrée prochaine.
Un Cadre Éthique et Pédagogique Renforcé
Face à l'essor des IA génératives, le gouvernement a choisi la voie de l'encadrement plutôt que de l'interdiction. Le Cadre d'usage de l'IA en éducation, publié en milieu d'année, réaffirme que l'IA doit être un outil au service des apprentissages, l'enseignant restant l'acteur central et irremplaçable du processus éducatif.
Ce cadre est particulièrement vigilant sur :
- Le RGPD et les Données : L'interdiction formelle d'utiliser les données personnelles des élèves et des enseignants sur les outils IA grand public non sécurisés.
- L'Éthique : La nécessité d'utiliser des outils transparents et d'éviter les biais algorithmiques.
- La Fraude : L'usage non autorisé de l'IA pour la réalisation d'un travail est désormais clairement identifié comme une forme de fraude.
La Formation, un Passage Obligé
L'information majeure de l'année scolaire réside dans la généralisation de la formation à l'IA. Dès la rentrée 2025, une sensibilisation aux enjeux, au fonctionnement et à l'utilisation critique des intelligences artificielles deviendra obligatoire pour tous les élèves de 4e au collège et de 2de au lycée.
Cette formation, qui s'appuiera notamment sur la plateforme Pix, vise à développer l'esprit critique des jeunes face aux contenus générés et à leur enseigner les bases du prompting (l'art de bien interroger une IA).
Un Assistant Numérique Souverain en Préparation
Pour accompagner les professionnels, l'État a également annoncé le financement d'un Assistant numérique d'IA souverain dédié aux enseignants. Ce projet, soutenu par l'initiative France 2030, a pour ambition de fournir un outil sécurisé et éthique, capable d'aider à la préparation de cours, à l'élaboration de supports pédagogiques et à l'évaluation, réduisant ainsi la charge de travail administrative des professeurs. Les premiers déploiements à grande échelle de cet outil sont attendus pour les prochaines années scolaires.
L'objectif de cette stratégie nationale est clair : faire de l'IA non pas un danger pour l'École, mais un levier de différenciation et d'innovation pédagogique, tout en formant une génération d'élèves conscients des opportunités et des risques de cette technologie.
📰 L'Éducation en France : Entre Réformes Structurelles et Enjeux Sociétaux
Paris, le 13 décembre 2025 — Le système éducatif français, pilier historique de la République fondé sur les principes de gratuité, de laïcité et d'obligation scolaire (de 3 à 16 ans), se trouve au cœur d'une actualité riche, marquée par des réformes importantes et des débats sociétaux persistants.
📱 Un Cadre Éducatif Refondé
Le Ministère de l'Éducation Nationale continue de déployer des mesures visant à moderniser les pratiques et à renforcer l'autorité de l'institution :
- Interdiction des Téléphones Portables : Le dispositif "Portable en pause" a été généralisé à la rentrée 2025. Chaque collège est désormais invité à définir sa propre modalité de mise à l'écart des téléphones et objets connectés, afin de favoriser la concentration et les interactions sociales.
- Laïcité : Le principe de laïcité reste fondamental, avec l'approche du 120e anniversaire de la loi de 1905, rappelant l'importance de l'enseignement des valeurs démocratiques et républicaines. Des formations dédiées et des supports pédagogiques sont régulièrement mis à jour pour les enseignants.
🎓 L'Enseignement Supérieur et l'Orientation
Le Baccalauréat maintient son rôle de sésame pour l'accès aux études supérieures. La session de juin 2025 a confirmé une proportion stable de bacheliers dans une génération, autour de 75,7 %.
L'orientation post-bac est largement encadrée par la plateforme Parcoursup, dont le calendrier pour la session 2026 est déjà annoncé, guidant les élèves de Terminale dans leurs choix de formation (Licences, BTS, BUT, Classes Préparatoires, etc.).
🤝 Réduire les Inégalités et Protéger la Jeunesse
Un enjeu majeur demeure la réduction de l'impact de l'origine sociale sur la réussite scolaire.
- Cités Éducatives : Le programme, visant à intensifier la prise en charge des jeunes de 0 à 25 ans dans les quartiers prioritaires, continue d'être évalué, le succès de ces alliances éducatives dépendant largement de l'implication des acteurs locaux.
- Mineurs Isolés : Une proposition de loi récente vise à renforcer les droits à l'accueil provisoire d'urgence et à l'éducation des mineurs non accompagnés, interdisant notamment le recours à certains examens osseux pour l'évaluation de leur âge.
En somme, l'éducation en France navigue entre la nécessaire préservation de ses principes fondateurs et la réponse aux défis contemporains, qu'il s'agisse de l'intégration technologique ou de l'égalité des chances.
📰 Éducation à Mayotte : Climat Tendu entre Crise Post-Chido et Mobilisation Syndicale (Décembre 2025)
Mayotte, le 12 décembre 2025 — L'éducation à Mayotte traverse une période de fortes turbulences, un an après le passage dévastateur du cyclone Chido. La rentrée de décembre est marquée par un appel criant à l'aide de l'UNICEF concernant la situation des enfants, parallèlement à une mobilisation syndicale historique pour dénoncer le manque de moyens et l'insécurité croissante.
Un Fiasco Scolaire Dénoncé par l'UNICEF
Dans un rapport publié début décembre, l'UNICEF France a tiré la sonnette d'alarme sur la dégradation des droits de l'enfant dans le département. Le chiffre est édifiant : entre 5 379 et 9 575 enfants de 3 à 15 ans seraient non-scolarisés.
Ce rapport, s'appuyant sur des témoignages d'élèves, met en lumière des conditions de scolarisation souvent précaires, notamment en raison de problèmes persistants de transport scolaire et d'un environnement général impacté par la crise. L'organisation exhorte les autorités à une "refondation des politiques publiques" pour garantir l'intérêt supérieur de chaque enfant à Mayotte.
Grève Intersyndicale : Sécurité, Moyens et Salaires
L'intersyndicale de l'éducation (FSU, CGT, SNES, etc.) a répondu à cette crise par une journée de grève et de manifestation le 2 décembre. Les professionnels de l'éducation dénoncent une situation intenable et exigent un plan d'urgence immédiat.
Les revendications principales s'articulent autour de trois axes :
- Sécurité : Mise en place urgente de moyens pour contrer la hausse des violences au sein et aux abords des établissements.
- Moyens : Augmentation des postes et fiabilisation de la gestion administrative du personnel pour résoudre les problèmes récurrents de paie et de remplacement.
- Pouvoir d'achat : Réindexation des salaires et annulation des mesures d'austérité face au coût de la vie.
Face à ce climat social tendu, le rectorat a néanmoins entériné un nouveau calendrier scolaire 2026-2027 le 1er décembre, alignant davantage les vacances sur ceux de l'Océan Indien (3 périodes de 2 semaines), une mesure qui ne suffit cependant pas à apaiser la colère des syndicats.
L'actualité éducative de Mayotte, entre l'urgence sociale et la pression syndicale, reste un dossier prioritaire pour les autorités nationales.
📰 Mayotte : L'Éducation en Urgence – Entre Crise Démographique et Défi des Infrastructures
Mayotte fait face à une crise éducative majeure, où la saturation des infrastructures et la pression démographique menacent le droit à la scolarisation d'une partie importante de sa jeunesse. Malgré les efforts de l'État, l'urgence de la situation réclame des mesures d'accélération massives.
L'archipel de Mayotte, 101e département français, est au bord de la rupture éducative. Selon les estimations de la Fédération des parents d'élèves, près de 20 000 enfants étaient non-scolarisés au début de l'année, un chiffre alarmant qui met en lumière un déficit criant d'infrastructures.
Le système éducatif mahorais est structurellement sous-dimensionné. Pour faire face à la croissance démographique galopante, il manquerait environ 1 200 salles de classe rien que dans le premier degré. Cette pénurie contraint 57 % des élèves du primaire à suivre un enseignement en rotation, réduisant drastiquement leur temps d'apprentissage effectif, parfois limité à quelques jours par semaine.
Un Plan d'Urgence Face à l'Insuffisance
Face à ce contexte, aggravé par les aléas climatiques (comme le cyclone Chido) et les tensions sociales récurrentes, l'État a promis un engagement financier conséquent. Un investissement de 500 millions d'euros est prévu d'ici à 2027 pour la construction de nouvelles écoles, visant à accueillir plus de 14 000 élèves supplémentaires.
Cependant, les conditions d'accueil actuelles restent précaires : vétusté des locaux, coupures d'eau quotidiennes, problèmes de sécurité et manque de matériel sont le lot commun de nombreuses écoles. L'UNICEF France a d'ailleurs récemment sonné l'alarme, évoquant des atteintes graves aux droits fondamentaux de l'enfant, notamment en matière d'accès à l'éducation et à l'eau potable.
Aménagements et Mobilisation
Pour compenser les nombreuses perturbations de l'année scolaire (grèves, intempéries), l'Académie de Mayotte a dû instaurer des aménagements spécifiques pour les examens nationaux (Brevet, Baccalauréat 2025), privilégiant souvent le recours au contrôle continu et réduisant les exigences sur les périodes de stage.
Parallèlement, le plan gouvernemental "Mayotte Debout" comprend un volet éducatif crucial, visant notamment à améliorer l'attractivité et la fidélisation des enseignants, ainsi qu'à mobiliser davantage de personnel volontaire pour soutenir les équipes en place.
Les syndicats d'éducation continuent toutefois de dénoncer l'urgence et appellent à un véritable plan de rattrapage et à l'accélération des constructions pour garantir un environnement d'apprentissage digne et complet pour tous les élèves de Mayotte.
Points Clés
- 20 000 : Nombre estimé d'enfants non-scolarisés.
- 1 200 : Nombre de salles de classe manquantes dans le primaire.
- 57 % : Proportion des élèves du primaire en rotation.
- 500 millions € : Investissement prévu par l'État pour le bâti scolaire d'ici à 2027.
📝 Aménagements des Examens 2025 à Mayotte
Face à l'ampleur des perturbations qui ont réduit considérablement le temps scolaire effectif, l'Académie de Mayotte a mis en place des mesures exceptionnelles pour garantir l'équité des candidats aux examens de la session 2025.
L'objectif est de s'assurer que les élèves soient évalués sur les compétences et connaissances réellement acquises, sans être pénalisés par la réduction des heures de cours.
1. Brevet des Collèges (DNB)
- Contrôle Continu Renforcé : Une part plus importante de la note finale pourrait être accordée aux résultats obtenus en contrôle continu, permettant de valoriser les acquis réguliers sur l'ensemble de l'année ou des cycles précédents, plutôt que de faire reposer la réussite uniquement sur les épreuves terminales écrites.
- Adaptation des Épreuves : Les sujets des épreuves écrites de juin (Français, Mathématiques, Histoire-Géographie, Sciences) sont ajustés pour ne porter que sur les parties des programmes effectivement traitées en classe, en tenant compte des contraintes horaires subies.
2. Baccalauréat Général et Technologique
- Épreuves de Spécialité : Pour les épreuves de spécialité (E3C), il est souvent envisagé de :
- Réduire l'étendue du programme couvert par les sujets.
- Proposer des choix de sujets plus larges afin que les candidats puissent se concentrer sur les domaines qu'ils ont pu approfondir.
- Le recours accru au contrôle continu pour ces matières peut également être une option.
- Épreuve du Grand Oral : L'évaluation et la préparation du Grand Oral peuvent bénéficier de consignes d'assouplissement pour la préparation des questions ou la délimitation des connaissances attendues.
3. Baccalauréat Professionnel (Bac Pro) et Certificat d'Aptitude Professionnelle (CAP)
- Périodes de Formation en Milieu Professionnel (PFMP) : C'est un point critique pour la voie professionnelle. La durée minimale obligatoire des stages (PFMP) nécessaire à la validation du diplôme est souvent réduite ou aménagée.
- Exemple : Si un élève n'a pas pu effectuer la totalité des semaines de stage requises à cause des crises, l'Académie peut valider le diplôme sur une période de stage réduite si les compétences professionnelles ont été jugées acquises.
- Épreuves Professionnelles : Les sujets des épreuves pratiques et théoriques professionnelles sont également adaptés pour refléter uniquement le contenu des référentiels et des programmes effectivement étudiés en classe et en atelier.
En Résumé
Ces aménagements ont pour but de :
- Réduire la pression sur les élèves et les enseignants.
- Garantir l'équité avec les candidats de l'Hexagone, en reconnaissant les conditions exceptionnelles de scolarité à Mayotte.
- Assurer la délivrance des diplômes sans dévalorisation, en se basant sur une évaluation juste des acquis.
📰 FOCUS : La Réforme des "Groupes de Niveaux" au Collège – Entre Ambition et Complexité du Terrain
PARIS – Mesure emblématique du plan gouvernemental dit du « Choc des Savoirs », la mise en place de l'enseignement par groupes de niveaux en français et en mathématiques au collège est au cœur des débats et des ajustements sur le terrain. L'objectif affiché : remonter le niveau des élèves et lutter contre les inégalités en proposant un enseignement plus adapté aux besoins de chacun.
Le Principe : Adapter pour Élever
À partir de la rentrée 2025 (avec une mise en œuvre progressive dès la 6e et la 5e), les élèves sont répartis en groupes pour une partie de leurs heures de cours dans les deux disciplines fondamentales.
- Groupes Hétérogènes : La majorité des classes sont conçues pour être hétérogènes, mélangeant des élèves de différents niveaux.
- Groupes de Niveau : Pour certaines heures, les élèves sont ventilés en groupes de niveau homogène (faible, moyen, fort) basés sur leurs résultats aux évaluations. Le groupe des élèves les plus en difficulté doit être constitué d'un effectif réduit (environ 15 élèves).
- Flexibilité : L'idée est que la composition des groupes soit évolutive au fil des trimestres, permettant aux élèves de passer dans un groupe supérieur s'ils progressent.
Les Critiques et les Défis de l'Application
Bien que l'objectif de soutien ciblé soit salué, sa mise en œuvre génère des tensions considérables :
- Organisation et Moyens : La création de groupes de niveau exige un nombre d'heures d'enseignement et d'enseignants supplémentaires. Or, les syndicats et les chefs d'établissement alertent sur des dotations horaires insuffisantes pour garantir la mise en place de groupes de taille réduite pour les élèves les plus fragiles, obligeant souvent les collèges à revoir l'organisation d'autres matières ou à fusionner des classes.
- Stigmatisation : La crainte d'une stigmatisation des élèves placés dans le groupe dit "faible" est un argument récurrent. Les critiques soulignent le risque de verrouillage social et académique, les élèves ayant potentiellement moins d'occasions de bénéficier de la stimulation cognitive de leurs pairs plus avancés.
- Charge Administrative : La gestion logistique (emplois du temps complexes, réorganisation régulière des groupes) est un lourd fardeau pour les équipes de direction et les professeurs principaux.
Les Premiers Retours du Terrain
Les premiers mois d'application témoignent d'une mise en œuvre hétérogène. Certains établissements, déjà habitués à des systèmes de co-intervention ou de dédoublement, ont pu absorber la réforme plus facilement. D'autres, confrontés à des contraintes de locaux ou de ressources humaines, peinent à respecter les effectifs recommandés pour le groupe d'élèves en difficulté.
Le succès de cette réforme reposera donc sur la capacité des établissements à s'adapter avec les moyens alloués, tout en maintenant l'engagement pédagogique nécessaire pour que ces groupes ne deviennent pas des filières figées.
📰 Flash Éducation : Réformes, Laïcité et Défis Budgétaires au cœur de l'Actualité
PARIS, le 11 Décembre 2025 — L'actualité de l'Éducation nationale en France est dominée par la mise en œuvre de réformes majeures, notamment au collège, des rappels à l'ordre sur la laïcité et l'éducation à la sexualité, ainsi que par des tensions budgétaires.
1. La Réforme du Collège : Groupes de Niveaux et Tensions
La mesure phare de la rentrée 2025, l'enseignement en groupes de niveaux en français et en mathématiques au collège, continue de susciter des débats. Si le ministère de l'Éducation nationale défend cette initiative pour lutter contre l'échec scolaire en ciblant les besoins des élèves, plusieurs syndicats d'enseignants s'inquiètent de sa faisabilité et des effets sur l'égalité. Certains rapports indiquent que moins d'un collège sur cinq appliquerait pleinement les groupes de savoir, soulevant des questions sur la baisse des enveloppes budgétaires qui pèserait sur la rentrée, selon les alertes des chefs d'établissement et des enseignants.
2. Laïcité et Éducation à la Sexualité : Des Sujets Brûlants
Le principe de la laïcité à l'école reste un thème central, alors que la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État s'apprête à célébrer son 120e anniversaire. Parallèlement, l'État a été récemment condamné pour avoir tardé à organiser les séances d'Éducation à la Vie Affective et Sexuelle (EVAS), soulignant la nécessité d'une application effective des programmes prévus par la loi.
3. Encadrement et Numérique : Le "Portable en Pause" Généralisé
Afin de favoriser la concentration et de lutter contre l'usage excessif des écrans en milieu scolaire, le dispositif "Portable en pause" est généralisé dès la rentrée 2025 dans tous les collèges. Chaque établissement est désormais libre de définir les modalités de mise à l'écart des téléphones et objets connectés. Une initiative similaire vise à la déconnexion des ENT (Espaces Numériques de Travail, comme Pronote) en soirée et le week-end, pour préserver le temps de repos des élèves.
En bref : L'éducation française navigue entre la volonté réformatrice de remonter le niveau par les "savoirs fondamentaux" et les réalités du terrain, marquées par les défis de la baisse démographique dans le primaire, le financement des AESH (Accompagnants d'Élèves en Situation de Handicap) et la rigueur budgétaire.
📰 Flash Éducation : Lecture, Orientation et Débats Sociaux au Cœur de l'Actualité du 1er Décembre 2025 🎓
Ce lundi 1er décembre 2025 est marqué par la restitution des États généraux de la lecture pour la jeunesse, ainsi que par l'ouverture imminente de la plateforme d'orientation Parcoursup pour l'année 2026.
I. 📚 La Lecture au Centre des Préoccupations Nationales
Les ministres de l'Éducation nationale et de la Culture ont conjointement présenté les conclusions des États généraux de la lecture pour la jeunesse (EGLJ), une vaste consultation lancée en juillet 2025.
- L'enjeu : Face à la concurrence des écrans récréatifs, la consultation a confirmé une image dévalorisée de la lecture en tant que loisir chez les jeunes. L'accès au livre reste également fortement marqué par des inégalités sociales et géographiques.
- Les objectifs : La restitution débouche sur la nécessité de construire un parcours de lecture continu et de valoriser le livre et ses acteurs, avec l'ambition de refonder la politique de lecture jeunesse sur un plan décennal.
II. 🧭 Parcoursup 2026 : Le Compte à Rebours est Lancé
L'enseignement supérieur se prépare pour la prochaine vague d'orientation avec l'ouverture prochaine de sa plateforme clé :
- Ouverture de la Carte des Formations : La plateforme Parcoursup 2026 ouvrira ses portes d'information le mercredi 17 décembre 2025. Les lycéens et étudiants en réorientation pourront consulter l'offre de formations disponibles.
- Dates Clés : L'ouverture des inscriptions et de la formulation des vœux aura lieu le 19 janvier 2026, avec une date limite fixée au 12 mars 2026.
III. 🗣️ Débats et Questions de Société
Plusieurs sujets sociétaux animent le débat autour de l'école en ce début de mois :
- Enseignement Privé vs Public : Le sociologue Pierre Merle a rappelé dans la presse que la concurrence public-privé est une constante du système éducatif français, les politiques menées étant clairement orientées selon l'appartenance politique (gauche ou droite).
- La Question de la Censure : Des articles de presse signalent une "frilosité" et une potentielle "censure" au sein de l'Éducation nationale concernant le choix de certains ouvrages pour les élèves, notamment autour de thèmes comme le désir féminin, suscitant des interrogations sur la liberté pédagogique des enseignants.
📰 ÉDUCATION : Vers une refonte des rythmes scolaires ?
La France se penche sur l'allègement de la journée des élèves, relançant le débat sur la semaine de classe et le calendrier annuel.
Depuis plusieurs mois, l'organisation du temps de l'enfant est au cœur des discussions dans l'Hexagone. Malgré un volume horaire annuel d'instruction supérieur à la moyenne de l'OCDE, le rythme français est souvent critiqué pour sa concentration, qui aboutit à des journées considérées comme trop longues et épuisantes pour les élèves.
Une Convention pour repenser le temps de l'enfant
Le point d'orgue de cette actualité est le lancement, en juin 2025, d'une Convention citoyenne sur les temps de l'enfant. Pilotée par le CESE, cette instance a pour mandat de réexaminer l'équilibre entre les temps scolaire, périscolaire et familial, avec un objectif clair : améliorer le bien-être et les apprentissages des jeunes.
Cette convention remet directement sur la table le choix de la semaine de 4 jours ou de 4,5 jours dans le primaire, ainsi que l'efficacité de la répartition actuelle des heures de cours. L'une des pistes explorées serait un allègement des heures de cours quotidiennes (potentiellement en commençant plus tard le matin) en échange d'une possible meilleure répartition du temps sur l'année, ce qui pourrait impliquer un raccourcissement des vacances d'été pour mieux étaler l'effort.
Le cadre réglementaire en question
Actuellement, l'enseignement obligatoire reste fixé à 24 heures par semaine (dans le primaire), avec une limite stricte de 5 heures et 30 minutes par jour. Si des aménagements locaux existent (notamment sur l'organisation du mercredi), le cadre national des 24 heures ne bouge pas pour l'instant.
L'enjeu n'est donc pas une réduction globale du temps d'enseignement, mais bien une optimisation de sa répartition. Le gouvernement et les acteurs éducatifs espèrent aboutir à des propositions concrètes d'ici 2026, avec l'ambition de créer un rythme scolaire plus adapté aux besoins physiologiques et cognitifs des enfants.
Éducation : La France Poursuit les Réformes sur le Brevet et la Mobilisation Contre le Harcèlement
Paris, le 19 novembre 2025
Le secteur de l'Éducation Nationale est marqué par une double dynamique : la finalisation des réformes des examens pour renforcer les savoirs fondamentaux et une mobilisation sans précédent contre le harcèlement scolaire.
🎓 Le Brevet 2026 Se Refonde : Davantage de Poids aux Épreuves Finales
Le Diplôme National du Brevet (DNB) connaîtra une profonde révision dès la session 2026, visant à en faire un examen plus lisible et à valoriser la régularité du travail.
- Rééquilibrage des notes : L'examen final pèsera désormais 60 % de la note totale, contre 50 % auparavant. Le contrôle continu représente les 40 % restants.
- Simplification du contrôle continu : La note de contrôle continu sera calculée sur la base des moyennes annuelles de toutes les disciplines de 3e, chacune ayant le même coefficient, abandonnant ainsi l'évaluation complexe des huit composantes du socle commun.
- Nouvelle mention : Une mention d'excellence, "Très bien avec les félicitations du jury", sera introduite pour récompenser les élèves obtenant une moyenne générale supérieure ou égale à 18/20.
🛡️ Lutte Anti-Harcèlement : Le Programme pHARe Généralisé
Dans le sillage de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l'école (le 6 novembre), le gouvernement confirme la généralisation et le renforcement du programme pHARe (Programme de lutte contre le Harcèlement entre Élèves).
- 100 % des établissements engagés : Le dispositif est désormais mis en œuvre dans 100 % des écoles, collèges et lycées pour garantir un protocole de prévention structuré et des équipes formées dans l'ensemble du territoire.
- Intervention rapide : Des objectifs de prise en charge des situations signalées en 48 heures et de proposition de solutions en un mois maximum sont fixés au niveau académique.
- Rappel des dispositifs : Les autorités rappellent l'existence du numéro d'écoute 3018 pour les victimes et les familles, un outil essentiel dans la détection et le traitement des situations de cyberharcèlement et de harcèlement.
📝 Évaluations Nationales : Un Diagnostic Poursuivi
Enfin, l'Éducation Nationale a poursuivi les évaluations nationales de début de 5e en français et en mathématiques. Ces tests numériques, réalisés en début d'année scolaire, visent à fournir aux équipes pédagogiques un diagnostic précis des acquis et des besoins de chaque élève pour mieux adapter les enseignements.
📰 Éducation : La France lance le "Choc des Savoirs" pour relever le niveau
Paris, le 14 novembre 2025 – Le système éducatif français est au cœur d'une transformation profonde, marquée par le lancement du "Choc des Savoirs" et la finalisation de la réforme du lycée professionnel. L'objectif principal de ces mesures est de relever le niveau général des élèves et de lutter contre l'échec scolaire.
Le collège se réorganise autour des "groupes de niveau"
La mesure la plus commentée de la rentrée 2025 est la mise en place de groupes de niveau – ou "groupes de besoins" – en français et en mathématiques au collège. Les élèves sont désormais regroupés selon leurs difficultés et leurs acquis, de la 6ᵉ à la 3ᵉ. Le ministère de l'Éducation nationale défend cette organisation comme essentielle pour personnaliser l'enseignement et mieux aider les élèves les plus en difficulté.
Le gouvernement a également conditionné l'obtention du Diplôme National du Brevet (DNB) à l'atteinte d'un niveau minimal jugé suffisant dans ces matières fondamentales, renforçant la pression sur les résultats.
Voie professionnelle : attractivité et allocation de stage
Parallèlement, la réforme du lycée professionnel s'accélère. Elle vise à mieux aligner les formations sur les besoins des entreprises locales et à revaloriser cette voie d'excellence. La durée des stages en entreprise a été significativement augmentée.
Pour soutenir les familles et reconnaître l'effort des jeunes, l'État verse désormais une allocation financière aux lycéens professionnels durant leurs périodes de stage, une mesure d'aide sociale et d'incitation.
Accent sur la laïcité et la lutte contre le harcèlement
Enfin, l'Éducation nationale maintient une vigilance accrue sur les questions de laïcité et de harcèlement scolaire. Le programme pHARe de lutte contre le harcèlement est généralisé, avec l'application de mesures strictes prévoyant notamment le changement d'établissement de l'élève harceleur, et non plus de la victime.
En Bref : L'Éducation est en pleine mutation. Entre réformes pédagogiques (groupes de niveau) et revalorisation professionnelle (stages rémunérés), l'école cherche à se réinventer pour garantir l'égalité des chances et un meilleur niveau de maîtrise des fondamentaux.
Violence dans les écoles à Mayotte : une inquiétude grandissante
Entre intimidations, bagarres et menaces, élèves et enseignants vivent dans un climat d’insécurité.
À Mayotte, plusieurs établissements scolaires sont confrontés à une montée inquiétante de la violence. Entre élèves et parfois envers le personnel éducatif, les incidents se multiplient, perturbant le quotidien scolaire et affectant les résultats des élèves.
Les causes sont multiples : pauvreté, chômage élevé, tensions familiales et communautaires, et influence des réseaux sociaux. Les conséquences sont immédiates : stress, décrochage scolaire et parfois abandon de l’école.
Pour y répondre, certaines écoles proposent des ateliers de médiation, des clubs sportifs et des séances de sensibilisation à la non-violence. Mais ces initiatives restent limitées face à l’ampleur du phénomène.
Chiffres clés :
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3 établissements sur 10 signalent des bagarres régulières entre élèves.
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40 % des enseignants affirment avoir été victimes d’agressions verbales ou physiques.
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Le décrochage scolaire dans certaines zones à risque est supérieur de 15 % à la moyenne nationale.
Témoignages :
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« Les élèves se battent presque tous les jours. On a du mal à gérer, on n’a pas assez de personnel. » – Professeur d’un collège du centre-ville.
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« J’ai peur d’aller à l’école parfois… certains élèves sont très agressifs. » – Élève de 14 ans.
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« Il faut agir vite. Nos enfants doivent pouvoir apprendre en sécurité. » – Directeur d’établissement.
La communauté éducative appelle à une action concertée pour protéger les jeunes et restaurer un climat serein dans les écoles, condition essentielle pour l’avenir éducatif et social de Mayotte.
L'éducation: S'informer et grandir ensemble
L’expression « L’éducation, affaire de tous » signifie que l’éducation ne concerne pas uniquement les enseignants ou l’école, mais l’ensemble de la société : les parents, les institutions, les associations, les médias, les entreprises et même les citoyens.
L’Esprit Citoyen : dix piliers pour un vivre-ensemble retrouvé
Face à la montée des incivilités et du harcèlement, L’Esprit Citoyen met en avant dix piliers pour réaffirmer les valeurs de respect, de prévention et de bienveillance.
Cette initiative rappelle que la prévention est l’affaire de tous : apprendre à écouter, dialoguer, réagir face au harcèlement et promouvoir une autorité bienveillante.
Au cœur du dispositif, un message simple et fort : comprendre, respecter, agir.
L’Esprit Citoyen entend ainsi raviver le sens du civisme et encourager une société plus apaisée, solidaire et humaine.
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La prévention est l’affaire de tous : chacun peut agir pour éviter les situations de violence ou de harcèlement.
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Les 3 piliers du respect : écouter, comprendre et agir avec bienveillance envers les autres.
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Réagir face au harcèlement : savoir quoi faire et comment soutenir une victime.
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Conflits : éviter les erreurs courantes pour favoriser le dialogue plutôt que l’affrontement.
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Cyberharcèlement : repérer les signaux d’alerte et intervenir à temps.
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Autorité bienveillante : poser un cadre ferme sans recourir à la dureté ni à l’humiliation.
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Sécurité des adolescents : leur enseigner les réflexes essentiels pour se protéger.
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Respect et jeunesse : apprendre à en parler avec des mots simples et des exemples concrets.
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Éduquer au vivre-ensemble : cultiver la tolérance, la solidarité et la responsabilité collective.
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L’esprit citoyen : une attitude à adopter au quotidien — comprendre, respecter et agir.