La politique au quotidien
Crise budgétaire et tensions mondiales : Une fin d’année sous haute surveillance
PARIS – À deux jours de Noël, l'atmosphère politique est loin d'être aux réjouissances. Entre l’impasse budgétaire qui paralyse le Parlement français et une situation géopolitique internationale de plus en plus fracturée, les gouvernements entament une course contre la montre avant le passage à 2026.
Matignon face au spectre du « Shutdown »
Le gouvernement français joue son va-tout aujourd'hui. Après l’échec cuisant de la Commission Mixte Paritaire sur le budget, l’exécutif tente d’éviter la paralysie totale des services publics au 1er janvier. Des consultations de la « dernière chance » ont débuté ce matin avec les chefs de file de l’opposition.
L'objectif est clair : faire adopter une loi spéciale d’urgence (un texte minimaliste permettant de lever l’impôt et d’assurer les dépenses essentielles) d'ici le 31 décembre. À l’Assemblée nationale, l’ambiance est électrique lors des Questions au Gouvernement, où les députés dénoncent un « déni démocratique », tandis que la majorité pointe « l’irresponsabilité » des oppositions.
Le duel technologique USA-Chine s’intensifie
À l'international, le climat ne se réchauffe pas. Washington a franchi une nouvelle étape dans sa confrontation avec Pékin en confirmant l’imposition de barrières tarifaires massives sur les puces électroniques chinoises. Cette décision, qui vise à protéger la souveraineté technologique américaine, fait craindre des mesures de rétorsion immédiates de la part de la Chine, menaçant la stabilité des chaînes de production mondiales de smartphones et de véhicules électriques.
Un Noël sous les bombes et les tensions coloniales
Sur le terrain diplomatique, l’espoir d’une trêve pour les fêtes s’éloigne :
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En Ukraine, les autorités signalent une intensification des frappes russes sur les infrastructures énergétiques, plongeant plusieurs régions dans le noir en plein hiver.
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Au Proche-Orient, la tension est montée d’un cran suite à la validation par le gouvernement israélien de nouveaux projets de colonisation en Cisjordanie, une décision vivement condamnée par l’Union européenne et l’ONU ce matin même.
Inquiétudes sociales : la sécurité au cœur des débats
Enfin, une étude d’opinion mondiale publiée ce mardi souligne un changement de paradigme : pour la première fois, la criminalité et la violence surpassent l'inflation dans l'ordre des préoccupations des citoyens à travers le globe. Ce sentiment d'insécurité croissant devrait peser lourdement sur les agendas politiques des grandes puissances dès la rentrée de janvier.
18 Décembre : Un jeudi sous haute tension, entre crise budgétaire et mobilisations sociales
PARIS – La France et l’Europe traversent une journée politique charnière ce jeudi 18 décembre 2025. Alors que le gouvernement Lecornu joue sa survie sur les derniers arbitrages budgétaires, la rue s'anime pour la Journée internationale des migrants, et Bruxelles durcit le ton face à Moscou.
Le "money-time" budgétaire au Parlement
L’atmosphère est électrique au Palais Bourbon. Après le vote d’une version largement remaniée par le Sénat en début de semaine, le Budget 2026 entre dans sa phase finale. Si la Commission Mixte Paritaire (CMP) doit se réunir officiellement demain, les tractations de coulisses s’intensifient aujourd'hui entre la majorité de Sébastien Lecornu et les différentes oppositions.
L’enjeu est de taille : avec un écart de déficit de près de 12 milliards d’euros entre les versions des deux chambres, le spectre d'un recours à l'article 49.3 plane plus que jamais, faisant peser sur Matignon une menace immédiate de motion de censure avant la fin de l'année.
Société : "Une journée sans nous"
À l’appel de l’intersyndicale (CGT, Solidaires, FSU) et de nombreuses associations comme la LDH ou Attac, des milliers de personnes manifestent aujourd'hui partout en France à l'occasion de la Journée internationale des migrants.
- Le mot d'ordre : "Une journée sans nous : si on s’arrête, tout s’arrête".
- Revendications : Les manifestants réclament l'abrogation des circulaires restrictives de l'Intérieur et la régularisation des travailleurs sans-papiers, dénonçant une "précarité institutionnalisée". À Paris, le cortège s'est élancé de la place de la République dans l'après-midi.
Bruxelles et Francfort : L'Europe en première ligne
- BCE : Le Conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne a tranché ce matin. Face à une inflation qui devrait se stabiliser à 2 % d'ici 2028, l'institution a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés, douchant les espoirs d'une baisse avant 2026.
- Sommet européen : À Bruxelles, l'ouverture du dernier Conseil européen de l'année est dominée par la question des avoirs russes gelés. Les Vingt-Sept cherchent un accord juridique pour utiliser ces fonds afin de sécuriser le soutien militaire à l'Ukraine sur le long terme.
International : Le sommet de Miami en ligne de mire
Alors que les frappes se poursuivent à l'est du Soudan et en Ukraine, les regards diplomatiques se tournent vers la Floride. Le gouvernement américain a confirmé ce matin la tenue d'une rencontre discrète entre émissaires russes et américains ce week-end à Miami. Cette première prise de contact officielle sous l'ère Trump II pourrait marquer un tournant dans le conflit ukrainien.
📰 Flash Info Politique – Lundi 15 Décembre 2025
L'Assemblée Nationale Plonge dans l'IA et la Démographie, le Parlement Européen Simplifie la Réglementation
Ce lundi 15 décembre 2025 est marqué par une intense activité institutionnelle, tant à Paris qu'à Strasbourg, avec des sessions parlementaires cruciales abordant des défis sociétaux majeurs et des enjeux économiques de grande ampleur.
France : L'Intelligence Artificielle et la Natalité au Cœur des Débats
L'agenda de l'Assemblée Nationale est particulièrement chargé aujourd'hui avec plusieurs Missions d'information clés. Les députés se penchent notamment sur les causes complexes de la baisse de la natalité en France et ses conséquences à long terme pour la sécurité sociale et le renouvellement des générations.
Parallèlement, une mission dédiée explore la manière dont l'intelligence artificielle (IA) est en train de transformer en profondeur les domaines de l'éducation et de la culture. L'objectif est de définir une stratégie nationale pour encadrer et optimiser l'intégration de ces nouvelles technologies. Enfin, les enjeux de la transition des stations de montagne face au changement climatique et les défis environnementaux pour la Défense sont également à l'étude.
Au Sénat, bien que le calendrier soit serré, le vote solennel du Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (PLFSS) était attendu après le rejet en nouvelle lecture du texte vendredi.
Europe : Vers une Réglementation Simplifiée pour les Entreprises
À Strasbourg, le Parlement Européen débute sa session plénière avec plusieurs votes décisifs. Les eurodéputés sont appelés à se prononcer sur l'accord visant à simplifier les règles en matière de durabilité et de devoir de vigilance pour les entreprises. Cette initiative répond aux préoccupations de simplification administrative soulevées par les secteurs économiques.
Un autre vote attendu concerne l'accord pour reporter et alléger certaines exigences de la loi sur la déforestation, dans un effort pour ajuster le calendrier de mise en œuvre sans remettre en cause les objectifs fondamentaux de la législation.
Enfin, les discussions de la journée préparent le prochain Conseil européen (prévu les 18 et 19 décembre), avec un examen des mesures pour renforcer l'investissement dans le domaine de la défense au sein de l'Union, soulignant la volonté d'accroître l'autonomie stratégique du bloc.
En Bref à l'International
- Australie : Les conséquences de l'attentat qualifié d'antisémite à Bondi Beach restent un sujet majeur.
- Crise Agricole : La colère des agriculteurs s'étend en Europe, transformant les revendications locales en une crise agricole continentale.
- Bénin : Les autorités confirment avoir déjoué une tentative de coup d'État.
📰 Le Parlement à la manœuvre : Budget, Société et Polémiques rythment la semaine politique
PARIS, le 12 décembre 2025 — La journée politique d'hier, jeudi 11 décembre, a été marquée par une intense activité au Parlement, où le Sénat et l'Assemblée nationale ont jonglé entre l'examen du Budget 2026 et plusieurs propositions de loi à forte portée sociétale.
Défense et Finances : Le Sénat valide la hausse, mais demande des comptes
Au Sénat, les débats budgétaires ont atteint un point crucial avec le vote des crédits de la mission de la Défense. Les sénateurs ont approuvé une enveloppe en forte croissance, augmentée de 6,7 milliards d'euros dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026. Cependant, cet accord n'a pas été sans conditions. La chambre haute a simultanément exprimé une forte demande de transparence accrue de la part de l'exécutif sur l'utilisation et la planification de ces fonds.
Parallèlement, une commission d'enquête sénatoriale a été lancée sur les prix alimentaires, cherchant à éclaircir l'énigme de l'inflation : pourquoi les consommateurs subissent-ils une forte augmentation des prix tandis que les agriculteurs peinent toujours à voir leur revenu progresser ?
L'Assemblée au cœur des réformes sociales
L'Assemblée nationale a, de son côté, progressé sur plusieurs fronts législatifs :
- Logement : Les députés ont voté en faveur de la pérennisation de l'encadrement des loyers dans les zones tendues, un dispositif visant à limiter la hausse des baux dans les grandes métropoles.
- Protection de l'Enfance : Une mesure essentielle pour la protection des mineurs a été adoptée : l'instauration d'une "présomption de minorité" pour les Mineurs Non Accompagnés (MNA), facilitant leur prise en charge immédiate. De plus, une proposition de loi visant à garantir la présence d'un avocat aux enfants placés a été approuvée en première lecture.
- Démographie : La mission d'information sur la baisse de la natalité a fait parler d'elle avec l'audition de l'ancien Président François Hollande, témoignant des enjeux démographiques et économiques pour la France.
Enfin, les travaux de la commission d'enquête sur la neutralité et le financement de l'audiovisuel public se sont poursuivis, posant la question de l'évolution du modèle de France Télévisions et Radio France.
L'International et les sujets de société
Sur la scène internationale, la journée a été marquée par l'annonce d'une grève générale au Portugal en protestation contre une réforme du Code du Travail. En Europe de l'Est, de nouveaux développements diplomatiques ont eu lieu concernant la guerre en Ukraine, avec la remise par Kiev de sa dernière version de plan de paix aux États-Unis.
En conclusion, la journée a illustré l'équilibre délicat entre la gestion des finances publiques et la réponse aux préoccupations sociales pressantes, de la crise du coût de la vie à la protection de l'enfance.
📰 Présidentielle 2027 : Jordan Bardella largement favori, la fracture politique se creuse
Paris, le 26 novembre 2025 — Les derniers sondages d'opinion sur l'élection présidentielle de 2027, notamment l'enquête la plus récente d'Odoxa, confirment une tendance lourde dans le paysage politique français : Jordan Bardella (RN) est désormais le grand favori, distançant nettement ses rivaux potentiels. Ces chiffres mettent en lumière une profonde fracture politique et l'épuisement des forces traditionnelles.
Un premier tour dominé par le Rassemblement National
Selon les analyses, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, est crédité d'une avance considérable au premier tour.
- Il recueille jusqu'à 35% des intentions de vote (Odoxa), confirmant sa dynamique et son rôle de figure politique préférée des Français.
- Loin derrière, les potentiels candidats du camp présidentiel et de la droite peinent à s'imposer. Édouard Philippe (Horizons) est relégué autour de 17%, marquant un net recul.
- Gabriel Attal plafonne aux alentours de 11%.
- À gauche, malgré la fragmentation, certaines figures comme Raphaël Glucksmann ou Jean-Luc Mélenchon (LFI) se positionnent dans une fourchette similaire à celle d'Édouard Philippe, mais l'union des gauches reste hypothétique.
Le second tour, une victoire jugée inéluctable
Le scénario du second tour est encore plus tranché. Les sondages indiquent que Jordan Bardella l'emporterait quel que soit son adversaire. L'analyse de Gaël Sliman (Odoxa) résume la situation : « Bardella l'emporterait aujourd'hui, peu importe l'adversaire ».
Face à Édouard Philippe, l'écart est substantiel, et il devient écrasant face aux figures de la gauche. Cette projection conforte l'idée que l'élection de 2027 ne serait plus un "coup de tonnerre" en cas de victoire du RN, mais la matérialisation d'un désir de changement dans l'opinion publique.
Une adhésion au-delà de la colère
L'avance du RN ne s'expliquerait plus seulement par un vote de colère. Les enquêtes suggèrent une adhésion croissante au-delà des bastions traditionnels du parti, touchant des couches sociales et des générations jusqu'alors réfractaires. Ce phénomène est attribué à l'image d'un leader accessible et ancré dans les préoccupations de terrain, en attente de solutions concrètes.
Le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, reste par ailleurs la personnalité politique suscitant le plus fort taux de rejet parmi l'électorat, atteignant 66%.
Les sondages sont des photographies de l'opinion à un instant T et sont sujets à la marge d'erreur, au scénario des candidatures testé, et aux événements politiques futurs. L'élection présidentielle de 2027 reste éloignée.
📰 COMMUNIQUÉ DE PRESSE
🚨 Affaire Bygmalion : Condamnation Définitive de Nicolas Sarkozy
Paris, le 26 novembre 2025 — La Cour de cassation, plus haute juridiction de l'ordre judiciaire, a rendu son arrêt ce mercredi, rejetant le pourvoi de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, dans l'affaire du financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dite affaire Bygmalion.
Cette décision met un point final à la procédure judiciaire et rend définitive la condamnation prononcée en appel.
⚖️ Les Termes de la Condamnation
La Cour de cassation confirme la peine prononcée par la Cour d'appel de Paris le 14 février 2024 :
- Peine : 1 an d'emprisonnement, dont six mois ferme.
- Modalité : La peine ferme est aménageable (notamment sous la forme d'une détention à domicile sous surveillance électronique).
📝 Le Cœur de l'Affaire
L'Affaire Bygmalion concerne un dépassement massif et frauduleux du plafond légal des dépenses de campagne (fixé à 22,5 millions d'euros).
Un système de fausses factures a été mis en place par les responsables de l'agence Bygmalion et des cadres du parti UMP (aujourd'hui Les Républicains). Ce mécanisme a permis d'imputer des frais de meetings à l'UMP, au lieu de les comptabiliser dans le budget de campagne du candidat, afin de masquer l'explosion des dépenses, estimée à près de 43 millions d'euros au total.
📌 Responsabilité du Candidat
Bien que les juges aient reconnu que l'ancien président n'ait pas eu personnellement connaissance du dispositif de fausses factures, la Cour de cassation, suivant les juridictions précédentes, retient la responsabilité pénale de Nicolas Sarkozy en sa seule qualité de candidat.
La justice estime qu'il a volontairement engagé des frais qui ne pouvaient qu'entraîner un dépassement du plafond légal, manquant ainsi à son obligation de veiller aux comptes de sa propre campagne.
➡️ Conséquences
Cette décision marque la deuxième condamnation pénale définitive inscrite au casier judiciaire de Nicolas Sarkozy. Elle intervient alors que l'ancien chef de l'État se prépare pour le procès en appel de l'affaire dite du financement libyen de sa campagne de 2007, prévu de mars à juin 2026.
Source : Arrêt de la Cour de cassation, 26 novembre 2025, et comptes rendus des médias nationaux.
📰 ÉDITION SPÉCIALE - BUDGET 2026 : REJET HISTORIQUE À L'ASSEMBLÉE
PARIS — L'Assemblée nationale a voté, dans la nuit de vendredi à samedi, le rejet de la première partie du Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2026, consacrée aux recettes (impôts et taxes). Ce scrutin, qui s'est soldé par une défaite cuisante pour le Gouvernement, marque un tournant majeur dans la crise de la majorité parlementaire.
Un Veto Unanime des Oppositions
Le rejet de cette première partie du budget a été prononcé par une large coalition des oppositions, allant de la gauche radicale à la droite classique, qui ont voté massivement contre le texte initial. Selon Eric Coquerel, président LFI de la commission des Finances, ce vote est une "défaite historique" pour l'Exécutif, le texte n'ayant recueilli que le soutien du seul groupe présidentiel.
Les oppositions ont dénoncé un budget jugé "insincère" et "inéquitable", reprochant notamment au Gouvernement de ne pas avoir trouvé de mesures fiscales suffisantes pour financer les services publics tout en maintenant son cap de réduction du déficit public à 4,7\% du PIB en 2026.
Les Mesures Fiscales au Cœur de la Fracture
Les tensions se sont cristallisées autour de plusieurs dispositifs fiscaux et amendements :
- Fiscalité des entreprises : Si le Gouvernement a introduit une taxe exceptionnelle sur les "superdividendes" et alourdi la taxe sur les rachats d'actions pour les grandes entreprises, la droite parlementaire a jugé ces mesures insuffisantes et l'ensemble du budget trop gourmand en dépenses.
- Crédit d'Impôt Recherche (CIR) : Le débat a été particulièrement houleux concernant l'encadrement du CIR, le Gouvernement cherchant à lier avantage fiscal et ancrage territorial en cas de délocalisation.
- Social : Parmi les rares consensus figurait l'assouplissement du dispositif "Coluche", portant le plafond de réduction d'impôt pour les dons aux associations à 2000 € par an.
L'Énigme du 49.3 et la Menace d'une "Loi Spéciale"
Suite à ce rejet, la procédure constitutionnelle se poursuit : le texte est transmis au Sénat qui l'examinera dès la semaine prochaine en repartant de la copie initiale du Gouvernement.
Cependant, l'adoption définitive du budget par le Parlement d'ici la fin de l'année s'annonce comme un "casse-tête" pour l'Exécutif. Deux options principales se dégagent :
- L'article 49.3 : Le recours au vote bloqué sans motion de censure est la voie la plus probable, souvent utilisée pour garantir l'adoption des lois de finances.
- La "Loi Spéciale" : Le rejet massif fait ressurgir la menace d'une "loi spéciale" de reconduction provisoire du budget 2025, si un accord ne peut être trouvé à temps. Une option que l'entourage du Premier ministre a qualifié de "pas une solution", mais que certains, comme Éric Coquerel, estiment désormais la "plus probable".
Le Gouvernement se retrouve sous pression pour trouver un compromis budgétaire et apaiser un hémicycle plus que jamais polarisé.
📰 À la Une de l'Assemblée Nationale : Le Marathon Budgétaire Sous Tension
PARIS, le 21 novembre 2025 — Les débats à l'Assemblée Nationale française sont dominés cette semaine par l'examen de la première partie du Projet de loi de finances (PLF) pour 2026. Les députés font face à un calendrier contraint, avec l'échéance du vote en première lecture fixée au 23 novembre. L'issue du scrutin reste incertaine, sur fond de désaccords profonds et de manœuvres politiques.
💰 Les Arbitrages Fiscaux au Cœur des Tensions
La partie recettes du budget a suscité de vifs échanges et des votes serrés, modifiant significativement la copie initiale du gouvernement :
- Taxe sur les petits colis : Les députés ont approuvé l'instauration d'une taxe de deux euros visant les livraisons de petits colis, une mesure destinée à financer des politiques environnementales.
- Seuil de Franchise de TVA (Auto-entrepreneurs) : L'Assemblée a rejeté une proposition visant à abaisser le seuil de franchise de TVA pour les auto-entrepreneurs dans le secteur du bâtiment. Cette décision a provoqué la colère de la CAPEB (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment), qui y voit le maintien d'une distorsion de concurrence.
- Produits de Vapotage : L'article 23 du PLF, qui aurait pu impacter fiscalement les produits de vapotage, a été supprimé par les députés, salué par la filière comme une victoire pour la santé publique.
- Dispositif "Coluche" : Le plafond des dons aux associations d'aide aux plus démunis ouvrant droit à une réduction d'impôt de 75% a été doublé, passant de 1 000 € à 2 000 € par an.
⚠️ Menace de Rejet et de "Loi Spéciale"
Alors que l'examen touche à sa fin, l'incertitude plane sur l'adoption du texte en l'état. Des groupes d'opposition, y compris certains au centre-droit, ont annoncé qu'ils rejetteraient le texte en première lecture, craignant que le budget, amendé et critiqué, ne soit devenu un "enfant sans parent".
Le gouvernement a d'ores et déjà évoqué la possibilité de recourir à une « loi spéciale » en cas d'impasse totale dans le processus budgétaire avant la fin de l'année, une mesure qui permettrait d'assurer la continuité des dépenses publiques essentielles en attendant l'adoption définitive du budget.
Le texte va désormais être transmis au Sénat, où la majorité de droite et du centre a déjà manifesté son intention de revoir en profondeur la copie, notamment sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qu'elle souhaite recentrer sur la maîtrise du déficit.
📰 FLASH SONDAGES PRÉSIDENTIELLE 2027 : LE RASSEMBLEMENT NATIONAL CONFIRME SON AVANCE
[Date de la publication] - Les dernières études d'opinion sur l'élection présidentielle de 2027, menées notamment début novembre 2025, soulignent une stabilité inquiétante pour le camp présidentiel et une mainmise continue du Rassemblement National (RN) sur le premier tour.
🥇 Le RN Large Leader
Quelle que soit la configuration testée, le candidat désigné du RN (souvent Marine Le Pen ou Jordan Bardella) se maintient très largement en tête des intentions de vote.
- Jordan Bardella est crédité d'intentions de vote avoisinant les 35% dans les scénarios où il est testé.
- Cette position dominante s'explique notamment par une forte capacité du RN à attirer de nouveaux électeurs, profitant d'un climat d'instabilité politique persistante.
📉 La Majorité Présidentielle en Difficulté
Le camp de la majorité (Ensemble) marque le pas dans ces enquêtes d'opinion :
- Édouard Philippe, souvent positionné comme le candidat le plus fort de l'ancienne majorité, connaît un recul notable par rapport aux sondages précédents, tombant parfois autour de 15,5% des intentions de vote dans certains scénarios.
- Ce tassement serait le reflet d'une érosion de son soutien, y compris parmi les électeurs de la majorité actuelle.
🤝 Le Défi de la Gauche et de la Droite
- À Gauche, l'émiettement des candidatures persiste, bien que le Nouveau Front Populaire (NFP) tente de s'organiser (avec une primaire annoncée à l'automne 2026). Les scores restent dispersés selon les personnalités testées (Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, François Hollande, Marine Tondelier).
- Chez Les Républicains (LR), les candidats testés peinent à rassembler et se maintiennent à des niveaux modestes. Bruno Retailleau (autour de 8%) ferait légèrement mieux que d'autres figures LR (Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand).
🥊 Second Tour : Des Scénarios Serrés
Dans l'hypothèse d'un second tour entre le RN (Jordan Bardella) et un candidat de l'ancienne majorité, les études révèlent un duel très serré, voire une égalité :
- Face à Jordan Bardella, Édouard Philippe serait testé à égalité (autour de 50% des intentions de vote).
- Gabriel Attal serait testé légèrement derrière le candidat RN dans cette même confrontation.
Note de l'éditeur : Ces sondages reflètent des intentions de vote à un instant T et ne préjugent en rien du résultat final de l'élection qui aura lieu en 2027.
🇫🇷 Tensions Budgétaires et Faiblesse Record pour le Président Macron : L'Automne Politique Français
PARIS, 20 Novembre 2025 – L'actualité politique française est dominée par des débats budgétaires houleux au Parlement et des indicateurs de popularité préoccupants pour l'Exécutif, un peu plus d'un an avant l'élection présidentielle de 2027.
Le Parlement en Pleine Bataille Budgétaire
Le Palais Bourbon est le théâtre de vives discussions autour des Projets de loi de finances (PLF) pour 2026. L'ambition du gouvernement est de ramener le déficit public sous le seuil des 3% du PIB d'ici 2029, une trajectoire jugée difficile par l'opposition et des institutions financières.
Une illustration récente de ces tensions a été le rejet en première lecture, le 18 novembre, du Projet de loi de finances de fin de gestion (PLFFG) pour 2025 par l'Assemblée Nationale. Ce vote sanction, rare et symbolique, marque un nouvel avertissement adressé au gouvernement minoritaire.
Parallèlement, le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 est également examiné, incluant des mesures de maîtrise des dépenses de santé et des ajustements sociaux.
Macron et Lecornu à l'Épreuve des Sondages
Le couple Exécutif traverse une période délicate, selon les derniers baromètres de popularité. La cote de confiance du Président de la République, Emmanuel Macron, oscille autour de 19% d'opinions favorables (Ipsos/BVA), un niveau qui, selon certains instituts, atteint un plus bas historique, reflétant une forte défiance des Français.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, arrivé aux responsabilités après la censure du gouvernement précédent en septembre, affiche une popularité légèrement supérieure, autour de 25-26%, mais ne parvient pas à inverser la tendance de fond.
Les préoccupations des Français restent centrées sur le pouvoir d'achat (cité par près de la moitié des sondés) et le système social, devançant les thématiques sécuritaires.
Le Rassemblement National en Tête de Course
Dans ce contexte de défiance envers la majorité, l'opposition de droite nationale maintient son avantage dans les projections. Les personnalités du Rassemblement National, notamment Jordan Bardella et Marine Le Pen, restent en tête des personnalités jugées les plus aptes à gouverner, soulignant la potentielle reconfiguration du paysage politique en vue des prochaines échéances.
Malgré un automne chargé en commémorations et annonces réglementaires (comme l'extension des espaces sans tabac ou le plafonnement des frais bancaires de succession), la faiblesse de l'Exécutif et les divisions parlementaires dominent l'agenda.
📰 France : Le Parlement au cœur des défis budgétaires et sociaux
Paris, le 14 novembre 2025 – La scène politique française est actuellement dominée par l'examen de textes législatifs cruciaux, visant à la fois à redresser les finances publiques et à mettre en œuvre des réformes sociales majeures.
Priorité au redressement budgétaire
Les débats au Parlement sont particulièrement intenses autour du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2026) et des textes budgétaires. Le gouvernement, par la voix du ministre de l'Économie, a réaffirmé son engagement à ramener le déficit public sous la barre des 5 % du PIB en 2026. Pour atteindre cet objectif, l'accent est mis sur l'intensification de la lutte contre les fraudes sociales et fiscales.
Un amendement particulièrement discuté, ajouté par le Sénat, propose de donner à l'organisme France Travail le pouvoir de suspendre les allocations chômage en cas de "suspicion sérieuse" de fraude, suscitant des réactions contrastées au sein de la classe politique.
Vers une réforme du congé parental
Sur le plan social, un projet de loi visant à réformer et rallonger le congé parental est en cours d'étude. L'objectif est d'offrir plus de flexibilité et de temps aux jeunes parents en leur permettant de prendre un à deux mois de congé supplémentaires après la naissance de l'enfant. Cette mesure s'inscrit dans la volonté de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.
Plein emploi et simplification administrative
Parallèlement, l'exécutif poursuit sa feuille de route en matière de plein emploi et de réindustrialisation. Les ministères travaillent sur la simplification des procédures administratives pour l'implantation de nouveaux sites industriels, avec un objectif de réduction significative des délais d'instruction. L'accélération de la transition écologique, notamment via le plan d'investissement France 2030, reste également une priorité affichée.
En Bref : L'actualité politique est un mélange de rigueur budgétaire, de lutte anti-fraude controversée, et de réformes sociales concrètes comme celle du congé parental.
Les médias montrent, à travers leurs graphiques et infographies, une France au budget sous tension, avec un déficit public autour de 6 % du PIB, une dette dépassant 110 % du PIB, et des dépenses publiques toujours très élevées par rapport aux recettes. voyons tout ça en image.